Vaccin, statues... Ce qu'a dit Taubira depuis son départ du gouvernement

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La ministre de la Justice Christiane Taubira, le 10 décembre 2014. - Thomas Samson - AFP
La ministre de la Justice Christiane Taubira, le 10 décembre 2014. - Thomas Samson - AFP

Si Christiane Taubira vient de sortir du silence pour déclarer sa candidature à la présidentielle, sa parole est plutôt rare depuis son départ du gouvernement en 2016. L'ancienne ministre de la Justice n'échappe pourtant pas aux paroles polémiques. La dernière en date a porté sur la vaccination, en pleine crise sanitaire.

Polémique sur la vaccination

Fin septembre sur RTL, l'ancienne garde des Sceaux estime ainsi "ne pas avoir vocation à appeler à la vaccination (contre le Covid-19) en Guyane" tout en assurant que les propos des personnes opposées au vaccin sont "un ramassis d'imbécilités".

Face à la levée de boucliers portée notamment par Olivier Véran qui critique sa "lâcheté", elle rappelle sur France 5 qu'elle s'est allée se faire vacciner "sans (s'en) cacher". "S'il y a un geste prescripteur, celui-là me paraît le maximum dans la mesure où j'applique à moi-même ce que j'estime bon à faire", argumente encore l'ancienne ministre de la Justice. 876450610001_6287294773001

C'est la première fois que la Guyanaise "dérape" dans les médias. Elle préfère souvent utiliser ses ouvrages pour faire passer des messages. Son premier livre après avoir quitté son ministère dénonce ainsi le projet de loi portant la déchéance de nationalité incarné par le Premier ministre de l'époque, Manuel Valls. "Il est des choses trop inflammables pour s'en approcher sans méfiance", estime-t-elle alors dans Murmure à la jeunesse, quelques semaines seulement après avoir quitté le gouvernement en 2016.

Un an plus tard, Christiane Taubira sort Nous habitons la terre. Lors de sa tournée promotionnelle, elle critique sévèrement Emmanuel Macron alors en lice pour la présidentielle.

"Qui a été humilié?"

"Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là", avait jugé en février 2020 le candidat dans les colonnes de l'Obs.

La réponse de Christiane Taubira qui a porté le mariage pour tous à l'Assemblée et porté le fer contre les opposants se veut sévère.

"Qui a été humilié? Celle qu’on traitait de guenon tous les matins? Celle qui recevait des menaces de mort? Celle sur qui on lançait des œufs? A l’inverse, qu’on trouve un quart de virgule où j’aurais tenu un propos humiliant. Ce n’est pas faute d’en avoir entendu et d’avoir quatre enfants qui, en se levant le matin, les entendaient. Mais je ne compte pas, je fais rempart parce que, derrière moi, il y a des gens", répond-t-elle sur France 2.

"Retirer certaines statues"

En 2020, l'ancienne ministre publie à nouveau un livre intitulé Gran Balan. A l'occasion d'un entretien sur France Inter en septembre, elle juge qu'il "faut retirer certaines statues de l'espace public" alors que la macronie et la droite multiplient les offensives contre le "wokisme" et la "cancel culture". "La République ne se déboulonne pas" parce qu'on "choisit la France" avait estimé Emmanuel Macron le 14 juin.

"Qu’on choisisse la France, sans aucun doute, mais il se trompe car dans l’espace public, il y a le choix d’une part de l’histoire. C’est pour cela qu’on a des problèmes", avait décrypté la candidate à la présidentielle en 2022.

Christiane Taubira est créditée de 2% des intentions de vote dans les sondages en cas de candidature en 2022.

Article original publié sur BFMTV.com

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