Vaccin Pfizer : retarder la seconde dose accroît la réponse immunitaire

·1 min de lecture

En France, les deux injections avec le vaccin Pfizer BioNTech ou Moderna doivent être espacées de 42 jours, soit six semaines environ. Mais en Grande-Bretagne, le délai a été rallongé à 12 semaines afin de vacciner un maximum de personnes le plus rapidement possible. Or, cela a non seulement accéléré la campagne de vaccination, cette stratégie aurait aussi une plus grande efficacité sur le plan individuel, selon une étude conjointe du Ministère de la santé et de l'université de Birmingham.

Cette dernière, portant uniquement chez les personnes de plus de 80 ans, montre que les patients ayant reçu la seconde dose douze semaines après la première produisent 3,5 plus d'anticorps que ceux l'ayant reçu après seulement trois semaines. Le taux de cellules T, chargées de l'élimination des cellules infectées, semble en revanche plus faible dans un premier temps, mais se stabilise ensuite à des niveaux similaires à ceux ayant reçu les doses rapprochées.

Vaccination : quatre stratégies britanniques que la France aurait dû prendre en exemple

« Ces résultats soutiennent le nombre croissant de preuves selon lesquelles l'approche adoptée au Royaume-Uni pour retarder cette deuxième dose a vraiment porté ses fruits », se félicite le Dr Gayatri Amirthalingam, épidémiologiste au Public Health England. En février dernier, une étude de The Lancet était arrivée à une conclusion similaire concernant le vaccin AstraZeneca, à savoir que l’efficacité du vaccin grimpait à 81 % pour un délai supérieur à douze semaines entre les deux doses, contre 55 % pour un intervalle de six semaines. 

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles