Le vaccin Moderna déconseillé comme 3e dose, la HAS s'explique

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Dans une interview au JDD, la présidente de la Haute autorité de Santé a justifié la décision de l'instance de déconseiller l'utilisation du vaccin Moderna pour les troisièmes doses (photo d'illustration prise en Bosnie-Herzégovine en novembre 2020). (Photo: Dado Ruvic / Reuters)
Dans une interview au JDD, la présidente de la Haute autorité de Santé a justifié la décision de l'instance de déconseiller l'utilisation du vaccin Moderna pour les troisièmes doses (photo d'illustration prise en Bosnie-Herzégovine en novembre 2020). (Photo: Dado Ruvic / Reuters)

CORONAVIRUS - La nouvelle en a un surpris plus d’un ce vendredi 15 octobre. Dans un avis qui n’a été commenté par aucun responsable sanitaire de haut rang, la Haute autorité de Santé expliquait déconseiller l’utilisation du vaccin contre le Covid de Moderna en tant que troisième dose.

En cause, l’attente des conclusions d’une étude menée par l’Agence européenne du médicament quant à l’efficacité de ce sérum fonctionnant grâce à la technologie de l’ARN messager. Mais pas uniquement.

En effet, comme l’explique dans les colonnes du Journal du Dimanche de ce 17 octobre la présidente de la Haute autorité de Santé Dominique le Gudulec, c’est le fait que la situation sanitaire soit désormais “sous contrôle” qui pousse la HAS à vouloir revenir aux “règles normales”.

Une alerte venue du nord

Car d’ordinaire, l’instance indépendante attend toujours l’autorisation de mise sur le marché de l’institution européenne pour se prononcer. Une habitude à laquelle elle a dérogé ces derniers temps face à la nécessité d’intensifier la campagne de vaccination.

En outre, une alerte est arrivée des pays scandinaves ces derniers jours. Au nord de l’Europe (Finlande, Suède, Norvège et Danemark), on a décidé la semaine dernière de ne plus recommander le vaccin de Moderna aux jeunes de moins de 30 ans en raison de quelques cas d’inflammation cardiaques “qui restent très rares, jamais mortelles et se soignent bien” (des myocardites et des péricardites) détectés chez de jeunes hommes.

Maintenant “que des professionnels de santé de 20 ou 30 ans peuvent avoir accès à une troisième dose”, Dominique le Gudulec dit donc vouloir être absolument certaine avant de recommander l’utilisation à cet effet du produit de Moderna. “Nous voulons être certains qu’il n’y a pas de contre-indications, et donc un réel bénéfice par rapport au risque, chez ces gens jeunes pour lesquels le Covid-19 est en général bénin.”

En clair, une décision qui s’explique par la volonté -dans un contexte d’accalmie sanitaire- de vouloir éviter toute prise de risque et d’assurer ses arrières juridiquement.

À voir également sur le HuffPost: Pourquoi les tests Covid sont payants depuis le 15 octobre

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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