Le vaccin Johnson & Johnson sous surveillance : faut-il s'inquiéter ?

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Autorisé le 11 mars dernier par la Commission européenne, le vaccin Johnson & Johnson contre le Covid-19 n'a pas encore été injecté, dans aucun pays de l'UE. Mais l'Agence européenne du médicament enquête déjà sur quatre cas suspects de thromboses, dont un mortel, survenus sur le continent américain. Faut-il s'inquiéter ? Europe 1 fait le point sur ce que l'on sait des cas identifiés.

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Un vecteur "du même type" qu'AstraZeneca

L'Agence européenne du médicament cherche à en savoir plus sur ces caillots sanguins, qui peuvent faire penser aux thromboses survenues, de façon exceptionnelle, après des injections du vaccin AstraZeneca. Car ces deux vaccins ont un point commun : ils utilisent un vecteur viral, c'est-à-dire un virus rendu inoffensif, qui permet de transporter des fragments de l'ADN du SARS-CoV-2, à l'intérieur de l'organisme.

Mais pour l'instant, il est difficile d'en tirer des conclusions. "Les vecteurs développés par AstraZeneca et Johnson & Johnson sont du même type, donc il est normal de s'interroger", explique à Europe 1 le professeur Jean Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Henri Mondor de Créteil. "Pour autant, ce sont quand même des vecteurs différents, ce n'est pas le même type d'anellovirus (une famille de virus, ndlr), donc ça ne veut pas dire qu'ils vont donner le même type de problème."

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