Vaccin contre le Covid-19: le gouvernement en quête de la confiance des français

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Le lancement de la campagne de vaccination est imminent en France. En attendant le feu vert des autorités sanitaires, le gouvernement a détaillé ce mercredi 16 décembre sa stratégie à l’Assemblée nationale avec un défi : rassurer la moitié des Français réticents aux vaccins.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 en France débutera à la fin du mois au mieux, ou au début de l’année prochaine mais le vaccin ne sera pas disponible avant « la fin du printemps » pour le grand public.

Lors de la présentation de la stratégie vaccinale française ce mercredi dans l’hémicycle, l’opposition a bien fait savoir qu’elle comptait sur le gouvernement pour ne rien cacher et tout partager dans la concertation. De l’autre part, Jean Castex s’y est engagé.

« La confiance ne se décrète pas. Elle se gagne, elle se perd parfois mais surtout elle se mérite. Face à la peur, face aux doutes, face à la suspicion, nous expliquerons autant qu’il le faudra, nous rassurerons, nous accompagnerons », a déclaré le Premier ministre face aux députés. Selon un sondage de l'agence sanitaire Santé publique France, seule la moitié (53%) des personnes interrogées en novembre souhaitent se faire vacciner, contre deux tiers (64%) en juillet, un chiffre parmi les plus faibles au monde.

« Tout est prêt, de la seringue à la dose »

Dans un hémicycle quasiment vide, le chef du gouvernement le répète : rien ne se fera sans le feu vert des autorités sanitaires. Mais la confiance n’est pas gagnée aux yeux d’Adrien Quatennens, député la France insoumise : « Pour le moment nous avons vu les effets de certaines annonces concernant les vaccins sur les cours de bourse que nous n’avons obtenu de détail concernant des contrats passés ».

À droite de l’échiquier politique, on opterait à l’inverse pour une accélération du processus. « Chaque jour perdu, ce sont des drames de plus. Enjambons les lourdeurs administratives et soyons dans l’action », clame le républicain Jean-Pierre Door, selon qui il faut accélérer les choses.

En face, les ministres tempèrent : « Tout est prêt, de la seringue à la dose », assure l’un d’eux. Après le fiasco des masques, l’exécutif n’a plus le droit à l’erreur. Il le sait et avance donc prudemment en rappelant que l’arrivée des vaccins ne signera pas la fin de l’épidémie.