Vaccin contre le Covid-19 : une bataille autant sanitaire que politique

Le gouvernement maintient ses objectifs : 10 millions de personnes vaccinées mi-avril et 20 millions à la mi-mai. L’exécutif compte sur une augmentation des livraisons du vaccin Pfizer, mais aussi sur ceux de Moderna, Janssen et bien sûr d’AstraZeneca. À l’heure actuelle, le ministère de la Santé privilégie les critères d’âge et de vulnérabilité. Mais dans l’opposition, certains demandent un élargissement de la campagne de vaccination, notamment pour les professions les plus exposées. "Il faut regarder pour un certain nombre de salariés s’ils peuvent être volontaires pour la vaccination", estime Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. "Il faut y aller maintenant" 750 000 salariés travaillent dans la grande distribution par exemple, ou encore 870 000 personnes enseignent dans les écoles, collèges et lycées. "Il faut vacciner tout le monde. Il faut tenir compte des antécédents médicaux de celles et ceux qui se font vacciner, mais je pense qu’il faut y aller maintenant", avance Anne Hidalgo, maire PS de Paris. Jean-Luc Mélenchon, député La France insoumise des Bouches-du-Rhône abonde : "Je souhaite qu’il y ait le vaccin russe en France. S’il peut y avoir le vaccin cubain, le vaccin anglais, le vaccin chinois, oui, tout ce que vous voulez. Tous les vaccins du monde pour tirer d’affaire tous ceux qui veulent se faire vacciner."