Vaccin contre le coronavirus: l'Iran se tourne vers Cuba plutôt que les États-Unis

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Après la décision du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, d'interdire l'entrée des vaccins américains et britanniques contre le coronavirus, les autorités ont annoncé un accord avec Cuba pour tester un vaccin fabriqué dans ce pays en Iran.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Après la décision du Guide suprême d'interdire l'entrée des vaccins américains et britanniques contre le coronavirus, le Croissant-Rouge iranien a annoncé qu'il renonçait à importer 150 000 doses de vaccins de la société Pfizer offerts à l'Iran.

Le ministre de la Santé a approuvé la décision de l'ayatollah Khamenei, en affirmant qu'on ne pouvait pas faire confiance aux Américains qui ont bloqué ces derniers mois toutes les transactions bancaires de l'Iran pour acheter des médicaments ou vaccins via le programme Covax mis en place par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Vaccin local en développement

Sur les réseaux sociaux, certains approuvent la décision du Guide suprême mais d'autres affirment que chacun doit être libre de pouvoir utiliser le vaccin qu'il désire. Téhéran travaille d'arrache-pied sur la production de plusieurs vaccins localement. Le test humain d'un de ces vaccins a déjà commencé sur un petit nombre de personnes.

L'Iran a aussi passé un accord avec Cuba pour tester à une grande échelle un vaccin produit par les Cubains. Selon les autorités, l'Iran pourrait commencer la production de son propre vaccin d'ici deux mois si les résultats s'avèrent positifs.

En attendant, l'Iran pourrait importer des vaccins chinois, indiens ou russe à travers le programme Covax pour commencer la vaccination du personnel médical ou les personnes âgées.

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