Vaccin contre le coronavirus : l’ancien vice-président de Pfizer se veut prudent

"C’est une bonne nouvelle quand plus d’un million de personnes sont morts du Covid-19. Pfizer est engagée dans la recherche et le développement depuis des décennies. L’entreprise en a l’expérience et le personnel", estime Mohand Sidi Saïd, ancien vice-président des laboratoires pharmaceutiques Pfizer. "Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. Le temps de la politique et de notre impatience n’est pas celui de la recherche. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Le danger de ces annonces sur un vaccin, c’est que les citoyens baissent les bras sur les gestes barrières", nuance-t-il sur franceinfo, lundi 9 novembre. "Soyons patients" "Il y a beaucoup d’exemples d’études de phase 3 prometteuses jusqu’à la dernière minute. Et de citer l’exemple de la maladie d’Alzheimer où une molécule qui semblait efficace a été trouvée, mais n’a pas été homologuée par l’agence américaine du médicament", insiste l'ancien dirigeant du géant américain. "Il faut attendre que l’étude soit terminée, que les résultats ne soient plus préliminaires, que les conditions du protocole soient connues. La précipitation est mauvaise conseillère. Soyons patients", conclut Mohand Sidi Saïd.