Vaccin contre le coronavirus : les autorités sanitaires restent prudentes

Les autorités sanitaires ne veulent prendre aucun risque, et ce pour plusieurs raisons. "C’est pour ça qu’on passe des commandes auprès de différents laboratoires, d’abord parce qu’on sait très bien qu’un vaccin, tant qu’il n’est pas valide, il peut encore échouer", rapporte Damien Mascret, médecin et journaliste, sur le plateau du 19/20, lundi 16 novembre. Ensuite, "il faut aussi voir sur quelles tranches d’âge le vaccin est actif". Il pourrait l’être sur certaines et pas d’autres, aussi "on adaptera notre stratégie en fonction de ça". Enfin, la demande est mondiale, et "un laboratoire seul ne pourra pas fournir pour tout le monde". 67% d’immunisation pour enrayer l’épidemie Quand le vaccin sera là, le coronavirus ne sera pas tout de suite évincé de nos vies pour autant. "Il faudra plusieurs semaines, d’abord, pour vacciner suffisamment de population", rappelle le journaliste. Il faut atteindre un taux d’immunisation de 67% pour que l’épidémie s’arrête. "On n’y est pas encore", précise Damien Mascret, même si c’est "un objectif qui paraît réaliste", avec des plans pour atteindre ce taux "après l’été probablement".