Vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 : l’Afrique du Sud fait marche arrière

Si le vaccin AstraZeneca est utilisé en France depuis samedi 6 février, l’Afrique du Sud a décidé de faire marche arrière. Les professionnels de santé devaient commencer à l’utiliser cette semaine, mais le pays rétropédale. "C’est un problème temporaire qui explique qu’on suspende ce vaccin, un problème temporaire jusqu’à ce que l’on en sache plus, a expliqué Zweli Mkhize, le ministre de la Santé sud-africain. Quand nous saurons à quoi nous en tenir, il est possible que nous l’utilisions à nouveau." Le pays s’appuie sur une étude qui affirme que le vaccin AstraZeneca offre une protection limitée contre les versions modérées du variant sud-africain chez les jeunes adultes. Il est également probable qu’il n’empêche pas la transmission d’une personne à l’autre. Olivier Véran se fait vacciner Plusieurs pays, comme la France, ne recommandent pas non plus AstraZeneca pour les plus de 65 ans. "Ce que ça nous dit c’est que ça n'empêche pas la circulation du virus, et la capacité de ce vaccin à limiter la transmission et à juguler l’épidémie à terme est remise en cause", explique Mylène Ogliastro, chercheuse à l’INRAE. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a reçu lundi 8 février au matin sa première dose du vaccin, se veut quant à lui rassurant. "Au moins 99% des virus qui circulent aujourd’hui sur notre territoire ne correspondent pas à un variant sud-africain et donc la protection par AstraZeneca permet de se protéger contre la quasi-totalité des virus qui sont en circulation", a affirmé ce dernier.