Vaccin anti-covid : un convoi sous haute tension

·2 min de lecture

Les premiers vaccins contre le coronavirus sont arrivés en France le 26 décembre dernier. Afin d’éviter tout risque de cambriolage, de sabotage ou diverses attaques, leur acheminement s’est fait sous la surveillance de la gendarmerie.

12h30, samedi 26 décembre. Sur l’A38, deux Motards et deux véhicules de gendarmerie escortent une Kangoo blanche, avec sur le pare-brise un écriteau : « urgence médicale ». « Une fourgonnette comme les autres ! Pas comme ces immenses camions blindés, chargés d’approvisionner les masques, détaille Danyl Afsoud, directeur de cabinet du préfet de la région Bourgogne, talkie en main. Les fioles sont plus petites, prennent moins de place. » Placé sous haute protection, ce convoi transporte six petits flacons de vaccin anti-Covid. Ces premières munitions, censées délivrer Dijon du fléau sanitaire proviennent de l’usine Pfizer à Puurs, en Belgique.

Lire aussi : Vaccin Covid-19 : un premier point sur les effets secondaires en France

Au rond-point de Plombières-lès-Dijon, le commandant divisionnaire Christophe Pauget, prend le relais avec ses hommes de la section d’intervention, une unité spéciale dans le maintien de l’ordre, formée aux « tueries de masse », et armée de fusils d’assaut. Son talkie grésille : «TN21 » pour « TX 900 » : l’itinéraire principal est fluide, top départ ! ». Parce que les menaces sont élevées, Interpol a mis en garde contre les risques qui pèsent sur l’acheminement. À l’hôtel de police qui héberge la Direction départementale de sécurité publique (DDSP), le commissaire Jean-Claude Dunand, retranché dans la salle Mosovo, suit et sécurise l’escorte grâce aux caméras de vidéosurveillance. L’événement a beau être extraordinaire, pour cet ancien chef de la sureté à Grenoble, il parait presque « ordinaire ». Au même moment, se tient dans le bureau voisin, un « centre opérationnel de crise », réunissant autour du sous-préfet, l’ARS, les forces de police, de gendarmerie et des pompiers parant un possible(...)


Lire la suite sur Paris Match