"On va s'adapter et remplacer l'agneau par du pain azyme" : la Pâque juive à l'épreuve du confinement

Jérôme Jadot

C’est une période de fêtes religieuses confinées qui commence ce mercredi 8 avril. Avant le ramadan musulman dans deux semaines, Pâques pour les catholiques et les protestants ce week-end, c’est la Pâque juive qui est célébrée dès ce soir. Pessa'h est généralement l’occasion d’un grand dîner familial, mais difficile de respecter toute la tradition en temps de confinement.

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À quelques heures du début de Pessa'h, à Paris, Annie-Paule et sa fille Flora nettoient énergiquement le congélateur et le frigo. Ce sera tout pour le grand ménage habituellement réalisé avant ces célébrations. "J'ai pris la décision de ne pas faire se déplacer mon employé de maison, explique Annie-Paule. Je ne vais pas demander à une personne de prendre les transports en commun, de prendre des risques. J'ai assumé le fait de ne pas faire ce ménage complet."

Autre arrangement contraint avec la tradition, le menu. "Normalement la fête juive de Pâques se fait obligatoirement avec de l'agneau, et il n'y en a plus depuis dix jours dans les boucheries casher, vient de nous dire le boucher. Donc on va s'adapter et remplacer l'agneau par une feuille de pain azyme."

Les réunions virtuelles font débat

Ce soir autour de la table, (...)

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