Ce que va rapporter la nouvelle "taxe parkings" en Ile-de-France

Un amendement au projet de loi de finances 2019 passé largement inaperçu provoque la colère des professionnels du stationnement en Île-de-France.

Les parkings passent à la caisse. Pour apporter des recettes supplémentaires à la Société du Grand Paris, l’Assemblée nationale a voté en première lecture un amendement au projet de loi de finances 2019 visant à étendre la taxe sur les bureaux (TSB) aux parkings commerciaux, jusqu'ici épargnés. D'abord passée inaperçue, cette nouvelle taxe commence à faire réagir les professionnels du secteur. Porté par le député LR Gilles Carrez, le texte prévoit également d’augmenter de 10% le tarif de la taxe sur les bureaux (TSB) actuellement en vigueur en Île-de-France, excepté en première circonscription.

Seront concernés par ce nouvel impôt, les parkings payants, exploités par des sociétés commerciales type Vinci ou Q-Park, mais également les surfaces de stationnement que les collectivités locales exploitent en régie ou délégation de service public.

Les professionnels du secteur agitent la menace d'une hausse des prix

En 2011, les surfaces de stationnement liées à des locaux commerciaux concernés par la taxation avaient été ajoutées à l'assiette de la Taxe sur les bureaux. Cette nouvelle extension aux parkings commerciaux qui pullulent à Paris et autour de la capitale devrait rapporter "entre 20 et 30 millions d'euros" de recettes supplémentaires, selon Gilles Carrez, contacté par Capital. Pour rappel, le député LR estimait à 320 millions d'euros par an l'apport de la taxe sur les bureaux au financement du Grand Paris.

Sans surprise, cet amendement provoque la colère de la Fédération Nationale des Métiers du Stationnement (FNMS) et du Conseil National des Professions de l'Automobile (CNPA), qui, dans un communiqué commun, déplorent de ne pas avoir été consultées et brandissent la menace d’une augmentation des “tarifs horaires et d’abonnements” dans les parkings commerciaux visés par la taxation. Les deux associations appellent à retirer l’amendement du projet de loi de finances 2019. Une requête qui a très peu de chances d’aboutir.

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