"Il va falloir que tout le monde s’y habitue" : face au coronavirus, de nouvelles contraintes imposées aux skippers

Jérôme Val

C’est un ballet devenu familier sur la base sous-marine de Lorient, qui abrite de très nombreuses écuries de course au large. Les grues remettent à l’eau les bateaux les uns après les autres, des monocoques qui ont passé deux mois de plus que prévu dans leur hangar à cause du confinement. "Je suis ravi de pouvoir retourner naviguer", se félicite Thomas Ruyant (Linked Out), dont le bateau vient enfin de toucher l’eau avec deux mois de retard sur le calendrier prévu. Comme tous les membres de son équipe autour de lui, le navigateur originaire de Dunkerque porte un masque. C’est devenu la norme : "On est tous là avec des masques, on fait gaffe. Sur le bateau, on sera quatre pour naviguer et non plus sept ou huit. Il va falloir revoir la priorité de nos dossiers."

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Tous masqués, skippers et les techniciens. Dans les bureaux, à l’intérieur des immenses hangars, sur les pontons ou à bord des bateaux. Mais là, ça devient plus compliqué, comme le détaille Jérémie Beyou, l’un des grands favoris du prochain Vendée Globe. "Là, on est quatre à l’intérieur du cockpit, cinq avec vous. Ça doit faire 4-5 m², on n’est pas vraiment dans les standards de distanciation", affirme-t-il. "Néanmoins, tout le monde porte son masque, nous avons installé des bouteilles de gel hydroalcoolique, nous avons des lingettes désinfectantes (...)

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