"Il va falloir augmenter la taxe foncière" : face à la crise, les maires dans une impasse

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Pénalisées par la baisse de leurs recettes, les villes réduisent la voilure sur leurs investissements, pourtant stratégiques pour la rénovation des bâtiments publics et la qualité des voiries. Sans aides supplémentaires de l’État, elles devront se résoudre à augmenter leur taxe foncière pour maintenir un niveau d’investissement satisfaisant.

Les maires sont en alerte. Les villes et les métropoles ont perdu beaucoup d’argent depuis l'apparition du Covid-19. " La crise sanitaire va coûter entre 4 et 4,5 milliards d’euros au bloc communal (communes et intercommunalités N.D.L.R) ", s’inquiète Philippe Laurent, maire de Sceaux et secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF). Les fermetures administratives des cantines, des équipements sportifs et culturels, mais aussi la baisse du stationnement ont mécaniquement réduit les recettes tarifaires des villes. Sur le plan fiscal, ce n’est pas plus reluisant : taxes de séjour, versements transports et autres droits de mutation à titre onéreux (DMTO) sont également en berne. Le tout dans un contexte " de suppression de la taxe d’habitation, qui n’est pas compensée à l’euro près pour environ 6.000 communes. Ce qui représente un manque à gagner d’entre 300 et 400 millions d’euros ", s'inquiète Philippe Laurent.Parmi les communes les plus pénalisées par la crise, on retrouve les grandes villes qui bénéficient traditionnellement de recettes provenant du tourisme. Par exemple, Nice a connu " une perte de recettes de...

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