Dans leurs vœux pour 2022, les candidats ont tous leur manière de dire au revoir à Macron

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Les candidats à l'élection présidentielle 2022 ont tous plus ou moins subtilement souhaité aux Français une nouvelle année sans Emmanuel Macron.

POLITIQUE - “Espoir et de liberté”, “année cruciale”, “France réconciliée”: de nombreux candidats à la présidentielle ont devancé Emmanuel Macron en présentant ce vendredi 31 décembre leurs vœux pour 2022 avant l’adresse traditionnelle du chef de l’État aux Français à 20h.

Avec des phrases chocs, des promesses ou encore des formules beaucoup plus directes comme “au revoir Macron !”, les candidats ont tous rêvé, alerté ou annoncé aux Français l’importance, parfois même l’urgence, d’une année sans Emmanuel Macron.

“Nouvelle ère”

“Je veux construire une nouvelle ère d’espoir et de liberté qui succédera aux années Covid”, avec “des réformes et des progrès concrets”, a promis la candidate LR à l’Élysée Valérie Pécresse. La femme politique a affirmé devant les drapeaux français et européen qu’en cette nouvelle année elle se dresserait “contre l’immobilisme du pouvoir en place”, fustigeant au passage “l’abstention massive” des derniers scrutins, “un divorce pour la démocratie”.

Pour Marine Le Pen, “l’année 2022, année d’un grand choix politique, sera pour vous et pour nous, Français, une année cruciale”. “Je vous invite non pas à regarder ou attendre l’élection présidentielle, mais à la faire”, a ajouté la candidate du RN, cadrée entre un vase de fleurs et un drapeau français, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Lunettes sur le nez, un buste de Napoléon et quelques livres derrière lui, Éric Zemmour a pour sa part assuré, dans une vidéo postée sur Youtube, que “2022 sera l’année de la dernière chance, nous ne pouvons pas baisser les bras, nous seuls pouvons en décider, j’ai besoin de vous”, a lancé le candidat d’extrême droite sur fond d’images de ses meetings. “Adieu la faiblesse, la démission et la soumission, adieu Emmanuel Macron, bonjour la France, la reconquête commence ce soir à minuit”, a-t-il assuré.

“France réconciliée”

À gauche, la candidate socialiste Anne Hidalgo, a proposé aux Français de suivre avec elle “le chemin du courage et de la justice”, “une voie difficile”, mais celle “du salut”. Pour l’actuelle maire de Paris, qui veut “une France réconciliée dans la justice, une France réunie autour des valeurs de la République, une France pour tous”, “il existe une alternative républicaine, sociale, écologique et de progrès”. Pas question pour elle d’un nouveau quinquennat “où ceux qui nous dirigent expriment leur condescendance envers les plus modestes” et d’un président sortant et d’une candidate de la droite “qui n’ont au fond qu’une seule et même référence: la prospérité de ceux qui sont déjà prospères”, ajoute-elle.

Le candidat écologiste Yannick Jadot, qui a refusé la proposition de la maire de Paris d’une primaire à gauche, a lui assuré sur les réseaux sociaux vouloir faire du “climat, de la santé, du vivant, de la justice et de la démocratie [...] les grands enjeux de cette élection présidentielle”. Dans une vidéo parfois décalée, l’écologiste joue la carte de l’humour et se projette résolument vers un avenir à ce stade fictif, en présentant, sous un bandeau “les Amish au pouvoir”, ses vœux pour... 2027 et dressant un bilan parfaitement positif de son propre quinquennat virtuel.

Liberté(s) retrouvée(s)

Fabien Roussel, en mode selfie a, quant à lui, souhaité “une République laïque, sociale, solidaire, féministe et écologiste” pour 2022. “Reprenons notre destin en main!”, a souhaité aux Français le candidat communiste. Pendant qu’Arnaud Montebourg, dans un appel vocal filmé -non sans rappelé ses appels diffusés sur Twitter aux candidats de la gauche pour les pousser à l’union- déplore une France qui “s’est livrée à l’autoritarisme d’un pouvoir d’un seul” et “qui a accepté de dangereuses atteintes” à ses libertés et propose une sixième République et une année 2022 “où nous pourrons décider de ne plus être des jouets”.

Devant la réplique de la statue de la Liberté de l’île aux Cygnes à Paris, le candidat de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan s’est, de son côté, présenté comme le héraut de la “liberté” et a appelé au “sursaut démocratique pour redonner le pouvoir au peuple français”.

L’Insoumis Jean-Luc Mélenchon présentera, lui, ses vœux ”à la rentrée”, a fait savoir son entourage à l’AFP. Emmanuel Macron, toujours pas candidat déclaré à sa réélection, s’exprimera face aux Français depuis l’Élysée.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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