Si les vêtements rouges nous font si peur, c'est pour ça

Valentin Etancelin
Qu'il s'agisse de

CINÉMA - Tremblez. Ce mercredi 20 novembre sort au cinéma un film aussi étonnant qu’effrayant. Réalisé par Peter Strickland, il s’intitule “In Fabric” et met en scène un parterre de célébrités du petit écran, comme Gwendoline Christie (“Game of Thrones”) et Marianne Jean-Baptiste (“FBI: Portés disparus”), aux côtés... d’une robe maléfique et possédée.

Critique de la mode, du capitalisme et du soin qu’on porte parfois à notre apparence, le long-métrage narre l’histoire d’une certaine Sheila. En quête d’une tenue séduisante pour un rendez-vous galant, elle pousse la porte d’une intrigante boutique de prêt-à-poter à l’ambiance calfeutrée. 

Elle fait un tour, puis deux, et tombe nez à nez avec un bien affriolant bout de tissu rouge. Une vendeuse accourt. Elle l’essaye. Quelques minutes d’hésitation passent. Elle se décide et sort sa carte bleue. Une erreur qui va lui coûter cher. Car, ce qu’elle ne sait pas, c’est que quiconque l’enfile connaît un destin tragique.

Colère, punition et péché

Le mythe de la robe tueuse, comme un personnage à part entière, n’est pas nouveau. Le mettre au goût du jour a donné lieu à beaucoup d’échanges au moment de la réalisation, notamment au sujet de sa couleur. “Dans le scénario, la robe était décrite comme blanche et maculée de sang, se souvient Jo Thompson, la costumière, dans les notes de production. Nous avons eu de très longues discussions, car je sentais qu’en blanc la robe ne serait pas suffisamment surprenante.”

Résultat: elle est rouge. Le même rouge que celui de la cape que porte Elisabeth Moss et ses consœurs dans “La servante écarlate”. C’est aussi celui qu’on voit sur le costume de Joaquin Phoenix dans le “Joker”. Comme dans ces deux exemples, il offre au vêtement un caractère inquiétant, si ce n’est dangereux.

“Dans chaque société, toutes les couleurs sont ambivalentes, explique l’historien Michel Pastoureau sur le plateau de l’émission de France 5 ‘La grande librairie’. Mais pour le rouge, ça l’est un peu plus que pour le...

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