<p>Dans les archives de Match</p> - En 2010, dans les coulisses de la grève des Bleus

Il y a dix ans, l’équipe de France de Football s’humiliait devant le monde entier dans l’un des pires épisodes de son histoire : la grève de Knysna... Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match.

Dans l’histoire des Bleus, il y a eu les épopées heureuses de 1998 et 2018, les espoirs déçus de 1958, 1982 et 2006… mais rien comme l’humiliation de 2010. En plein Mondial en Afrique du Sud, le 20 juin, l'entraînement de l'équipe de France vire au psychodrame grotesque, sous le regard médusé des médias du monde entier. Les Bleus sont alors au bord du gouffre, après deux premiers matches de poule ratés : 0-0 contre l'Uruguay d’abord, puis une défaite 2-0 contre le Mexique, le 17 juin. Le 19 juin, le journal «L’équipe» révèle l'incident survenu à la mi-temps du dernier match, avec en Une, les insultes qu’aurait adressé Nicolas Anelka au sélectionneur Raymond Domenech : « Va te faire enculer, sale fils de pute »

L’attaquant est exclu de l'équipe, et plutôt que d’apaiser la situation, le capitaine Patrice Evra lance la chasse à la «taupe» qui aurait révélé l’affaire. Ambiance extrêmement lourde, le lendemain, à l'entraînement. Une cinquantaine de journalistes et 200 spectateurs sont venus assister à la séance, dans le camp retranché des Bleus, à Knysna. Aux alentours de 16 heures, le bus fait son apparition, les joueurs descendent - en baskets, pas en crampons. À l’écart, Evra et Domenech discutent : les joueurs ont décidé de ne pas s'entraîner, et un communiqué a été rédigé au nom du groupe à l’attention des journalistes.

Ces derniers comprendront que quelque chose ne tourne pas rond, en voyant l’engueulade, soudaine et franche, du préparateur physique Robert Duverne contre le capitaine. Domenech doit même intervenir pour l'empêcher d'empoigner Evra. Duverne part, balance de rage son chronomètre. Les joueurs se réunissent en cercle autour d'Evra avant de remonter dans le bus, pour ne plus en redescendre. Raymond(...)


Lire la suite sur Paris Match