Véhicules diesel: conclusions de la commission la semaine prochaine

Les Mercedes Classe S, Ford Kuga et Opel Astra étaient les trois derniers véhicules testés par cette commission

Paris (AFP) - La commission d'experts mise en place par le gouvernement à la suite du scandale Volkswagen prévoit de publier ses conclusions la semaine prochaine, après avoir présenté jeudi ses trois derniers tests de véhicules, lors d'une réunion à laquelle a assisté l'AFP.

Les Mercedes Classe S, Ford Kuga et Opel Astra étaient les trois derniers véhicules testés par cette commission.

Pour la Mercedes, "globalement, les niveaux d'émissions sont bas et toujours proches des émissions sur le cycle de référence", a détaillé le représentant de l'organisme IFPEN chargé des tests, lors de cette réunion.

Quant à l'Opel Astra, il a souligné que "les essais complémentaires n'ont pas révélé d'écart majeur des émissions polluantes globales".

Les résultats sont plus nuancés pour la Ford Kuga, pour laquelle "le piège à NOx (émissions d'oxydes d'azote nocives, NDLR) ne fait pas son effet pendant toute une partie du cycle".

Ces tests ont été effectués selon différents protocoles pour déceler une éventuelle triche, comme celle qui ébranle le groupe Volkswagen depuis septembre 2015.

Une première batterie d'essais, menée sur 86 véhicules par l'organisme UTAC-Ceram, avait déjà permis de mettre en évidence le fait qu'environ un tiers étaient "en anomalie" vis-à-vis des seuils de NOx.

Le "top 10" de ces véhicules est examiné par l'IFPEN pour déterminer s'ils sont ou non équipés de logiciels truqueurs pour passer les normes d'homologation.

Par ailleurs, la commission a recommandé jeudi de renforcer le suivi de la conformité de production des véhicules, en testant chaque année quelques véhicules prélevés chez les constructeurs, à leurs frais. Ceux-ci en ont accepté le principe.

La surveillance du marché doit également être renforcée, selon la commission, via des tests réalisés sur des véhicules ou pièces détachées provenant de concessions ou détaillants.

Cette mesure nécessiterait toutefois d'être financée par la création d'une taxe sur les véhicules neufs immatriculés, d'environ 3 euros - comme c'est le cas en Allemagne - ce qui rapporterait environ 7,5 millions d'euros, mais suppose une consultation parlementaire.

La commission a évalué à environ 3 millions d'euros le coût de ses travaux. Elle devrait annoncer dans les semaines qui viennent si elle se maintient, en élargissant ou non son action.

En France, les constructeurs allemand Volkswagen, français Renault et PSA, et l'italo-américain Fiat-Chrysler, sont visés par des informations judiciaires pour des soupçons de "tromperie", après les conclusions d'enquêtes de la Répression des fraudes.

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