Quand véganisme et féminisme riment avec extrémisme

Flickr/Adam Jones-Vietnam - Hanoi - War Remnants Museum - Guillotine

[Blog, You will never hate alone] Les deux mouvements défendent des causes plus que nobles et sont à coup sûr les grands combats de demain. Pour autant, ils versent parfois dans une fureur du sentiment qui laisse craindre le pire.

Toutes les idéologies sont mortifères, toutes possèdent en elles ce venin qui fait que, quelle que soit la cause défendue, sa justesse, sa noblesse, sa parfaite honorabilité, il arrive toujours un moment où l'on bascule du simple militantisme à une radicalité de la pensée au nom de laquelle on se permet de distribuer les bons et mauvais points, de tracer la ligne de partage entre les purs et les impurs, de déclamer qui a raison et qui a tort.

Pour les militants les plus ardents, les plus sincèrement dévoués à défendre une cause qui leur apparaît comme l'acmé de la vertu, les plus exaltés dans la pratique de leur engagement vécu bien souvent comme un acte de véritable foi, il ne saurait exister de zones d'ombre, d'incertitudes dans l'action, d'atermoiements à l'heure de la prise de décision: soit vous êtes avec eux, et vous devez alors l'être entièrement, obstinément, férocement, l'être au point de perdre toute qualité d'analyse, d'abandonner toute velléité de penser par vous-même, de renoncer à toute individualité; soit vous êtes contre eux.

Pas de quartier, pas de demi-mesure, pas de circonstances atténuantes!

À titre d'exemple, lorsque vous vous prétendez végane, vous devez l'être entièrement, vous devez l'être en chaque occasion de votre vie, vous devez l'être du matin au soir, du soir au matin, dans une sorte d'absolu de la pratique qui ne pourrait souffrir d'aucun manquement, d'aucun aménagement, d'aucune inflexion.

Un ami, ancien carnivore et devenu végane assidu, auteur d'un livre passionnant sur la question, a eu le malheur de confesser que pour des raisons tout autant pratiques que sociétales, il élevait son jeune enfant non point sous le joug (...) Lire la suite sur Slate.fr

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages