Utiliser sa voiture de fonction avec Blablacar peut justifier un licenciement

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Utiliser sa voiture de fonction avec Blablacar peut justifier un licenciement

Une cour d'appel donne raison à l'employeur d'un salarié contestant son licenciement pour covoiturage via Blablacar avec sa voiture de fonction. La justice a estimé qu'il en avait tiré avantage à titre privé et que l'assurance du véhicule n'incluait pas ses passagers non déclarés.

C'est un jugement qui intéressera de nombreux automobilistes roulant en voiture de fonction. La cour d'appel de Rennes a estimé valide le licenciement d'un salarié ayant touché une rétribution en acceptant des passagers dans son véhicule pendant des trajets professionnels.

Ce cadre s'inscrivait sur le site Blablacar lorsqu'il devait effectuer les trajets entre son agence à Bordeaux et le siège de son entreprise située près de Nantes. Son employeur lui reprochait une vingtaine de trajets effectué avec des passagers. Il avait été licencié en 2015 pour ce motif, selon la radio France Bleu

Contestant son licenciement, le cadre avait obtenu gain de cause devant le conseil des prud'hommes qui, estimant son licenciement  sans cause réelle ni sérieuse, avait condamné son employeur à lui verser 29.000 euros de dommages et intérêts.

Une condamnation invalidée en deuxième instance. Pour la cour d'appel, le licenciement étant justifié dans la mesure où le salarié avait tiré bénéfice de ce covoiturage à titre privé alors que les frais de son véhicule (assurance, essence) étaient supportés par son employeur. Même s'il avait reversé ses gains à des associations caritatives, le conducteur a ainsi bénéficié d'un crédit d'impôt, tirant, de fait, des gains privés indirects de l'usage d'une voiture de fonction dans le cadre de ses déplacements professionnels.

En outre, l'employeur a argumenté...

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