Une usine va être construite dans l’espace, en orbite basse

La start-up Space Cargo Unlimited, créée au Luxembourg en 2014 par Nicolas Gaume et Emmanuel Etcheparre, a présenté hier lors de la conférence New Space Europe qui se déroule au Luxembourg, son projet « d'usine flottante de demain voyageant en orbite terrestre basse ». Cette usine inédite pourrait préfigurer une révolution industrielle en microgravité avec des produits à forte valeur ajoutée pour quelques centaines de milliers d'euros à plusieurs millions d'euros selon la nature des produits à manufacturer ou des expériences à réaliser. Si l'on se fie aux études les plus récentes, il y a un marché qui se chiffre à plusieurs milliards de dollars d'ici les années 2035-2040.

Le pari de la fabrication dans l'espace

Avec cette usine spatiale, Space Cargo Unlimited fait donc le pari de démocratiser dans l'espace la fabrication d’une large variété de produits, principalement dans les domaines de la biotechnologie, la pharmacie industrielle, de l’agriculture, la médecine et la physique des matériaux. Cette usine orbitale pourra également servir de banc de tests pour de nouvelles technologies ou des expériences liées aux sciences de la vie.

REV1, le projet d'une usine spatiale flottant en orbite terrestre basse. © Space Cargo Unlimited

S'inspirant des programmes IXV et Space Rider, Thales développera une usine flottante

Cette usine se présentera sous la forme d’un véhicule spatial pressurisé, entièrement autonome et sans astronaute à son bord, qui sera réalisé par Thales Alenia Space. REV1, c’est son nom, dont la forme n’est pas sans rappeler celle du démonstrateur de rentrée atmosphérique IXV, s’appuiera sur l’héritage de ce programme mais aussi celui de l’avion spatial Space Rider, en cours de développement (deux programmes phares de Thales Alenia Space).

Thales Alenia Space : le pari réussi de la construction de stations spatiales à la chaîne

Ce véhicule spatial pourra transporter une tonne de charge utile et rester jusqu’à trois mois en orbite. Pour cela il devra s’arrimer...

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