Une usine clandestine fabriquant de fausses Ferrari et Lamborghini démantelée au Brésil

feedback@motor1.com (Yann Lethuillier)
Usine clandestine Ferrari et Lamborghini

Les voitures étaient vendues dans le pays par le biais des réseaux sociaux notamment.

Il vous suffit de vous promener dans certains lieux très touristiques pour vous rendre compte que la contrafaçon est encore un fléau qui gangrène une partie de l'économie. Montres, bijoux ou encore vêtements sont autant d'objets à être contrefaits et à se trouver plutôt facilement. La contrefaçon est aussi un souci dans le sens où certains matériaux ou tissus ne sont pas adaptés en cas de quelconques problèmes, sans parler de la qualité. Dans le monde de l'automobile la contrefaçon est aussi bien présente, mais plutôt du côté des pièces détachées d'une manière générale. Ces pièces n'ont pas forcément reçues toute la batterie de tests concernant la sécurité et cela peut vite devenir dangereux de rouler avec une voiture comprenant des éléments contrefaits, surtout lors d'un accident.

Visiblement, ces problèmes n'ont pas vraiment d'importance pour un père et son fils au Brésil. En effet, nos deux protagonistes du jour étaient à la tête d'une usine clandestine dans le sud du pays qui fabriquait des contrefaçons de Ferrari et de Lamborghini. Même si la police brésilienne n'a pas précisé de quel modèle il s'agissait, ces voitures étaient revendues entre 180'000 et 250'000 réais (soit entre 43'000 et 59'000 euros), alors que le prix des modèles originaux est compris entre 1,5 et 3 millions de réais (soit environ 355'000 709'000 euros), comme le rapporte le communiqué de la police locale.

L'enquête fût ouverte par la police de Santa Catarina après avoir reçu une plainte d'un cabinet d'avocat de São Paulo qui représentait à la fois Ferrari et Lamborghini. Durant l'opération, les forces de l'ordre ont saisi huit contrefaçons de voitures "semi-montées" en complément de plusieurs autres éléments comme des châssis, des outils, des badges ou encore des moules. Les propriétaires de l'usine devraient être poursuivis pour crimes contre la propriété industrielle, même s'ils ont été libérés pour le moment. Ces derniers affirment que les voitures étaient à la base des prototypes qu'ils avaient récupéré auprès des constructeurs. Le père et son fils ne seront pas les deux seuls inquiétés puisque les clients de ces voitures contrefaites pourraient également être concernés par des poursuites judiciaires.

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