Les USA ne forceront pas leurs alliés à choisir "entre eux et la Chine", dit Blinken

par Robin Emmott
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LES USA NE FORCERONT PAS LEURS ALLIÉS À CHOISIR "ENTRE EUX ET LA CHINE", DIT BLINKEN

par Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, a déclaré mercredi que les Etats-Unis ne forceraient aucun de leurs alliés de l'Otan à choisir entre eux et la Chine, qu'il a accusée de chercher à affaiblir les démocraties libérales occidentales.

La France ou l'Allemagne cherchent à préserver un équilibre stratégique dans leurs relations avec Pékin et Washington afin d'éviter l'alignement de l'Union européenne sur l'une ou l'autre de ces superpuissances.

"Les pays peuvent travailler avec la Chine quand c'est possible", a déclaré le chef de la diplomatie américaine au siège de l'Alliance atlantique à Bruxelles, à l'occasion de son premier voyage en Europe en tant que secrétaire d'Etat. Antony Blinken a notamment relevé que le changement climatique était un dossier sur lequel la coopération était nécessaire.

Le secrétaire d'Etat américain n'en a pas moins accusé Pékin de saper l'ordre commercial international construit par les Etats-Unis et leurs alliés après la Seconde Guerre mondiale. La Chine se défend d'un tel dessein, assurant respecter les règles d'institutions comme l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou le Fonds monétaire international (FMI).

"Ils travaillent activement à saper les règles du système international et les valeurs que nous partageons avec nos alliés", a-t-il dit.

"Nous sommes convaincus qu'en travaillant ensemble pour faire de notre vision positive de l'ordre international une réalité, nous serons en mesure de supplanter la Chine dans n'importe quel domaine", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, l'Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposé lundi des sanctions contre plusieurs responsables chinois pour des violations des droits de l'homme au Xinjiang, première action coordonnée des Occidentaux contre Pékin depuis l'accession à la présidence américaine de Joe Biden le 20 janvier. La Chine a répliqué par des mesures de rétorsion à l'encontre de l'UE.

"La Chine est un pays qui ne partage pas nos valeurs", a déclaré mercredi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, en présentant l'Alliance comme un groupe de pays garantissant la liberté d'expression et la liberté d'association.

(version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)