Uruguay: l'ancien président Mujica suivra un traitement contre le cancer

Raquel Pannone, médecin personnel de l'ancien président uruguayen José Mujica, lors d'une conférence de presse à Montevideo, le 2 mai 2024 (Alina DIESTE)
Raquel Pannone, médecin personnel de l'ancien président uruguayen José Mujica, lors d'une conférence de presse à Montevideo, le 2 mai 2024 (Alina DIESTE)

Ancien président de l'Uruguay et figure majeure de la gauche latino-américaine, José "Pepe" Mujica, 88 ans, qui avait annoncé souffrir d'une tumeur à l'œsophage, devra suivre des séances de radiothérapie pour combattre un cancer, a indiqué son médecin.

L'ancien chef d’État qui s'est fait connaître dans le monde entier pour son style informel, son franc-parler et sa façon de gouverner l'Uruguay entre 2010 et 2015, avait annoncé lundi avoir appris l'existence de la tumeur lors d'un examen médical.

"Nous avions de fortes présomptions qu'il s'agissait d'une tumeur maligne, comme l'ont montré les analyses d'anatomie pathologique", a déclaré jeudi la Dr Raquel Pannone lors d'une conférence de presse, soulignant l'absence de métastases.

"Cette lésion est circonscrite à l'œsophage, il n'y a pas d'atteinte autre", a-t-elle ajouté.

Cependant, M. Mujica souffre d'une maladie immunologique qui peut compliquer le traitement. Elle lui avait fait notamment renoncer à son mandat de sénateur en octobre 2020 en raison des risques liés à l'épidémie de coronavirus.

La Dr Pannone a indiqué que "l'objectif maximal" est la "guérison", et "l'objectif intermédiaire" est "une longue survie et une bonne qualité de vie", soulignant que l'atypique ancien président est déterminé à livrer "bataille".

Ex-guérillero d'extrême gauche au verbe spontané, parfois polémique, "Pepe" Mujica s'était attitré pendant son mandat le surnom de "président le plus pauvre du monde" car ce chantre de la frugalité, qui conduisait lui-même son propre véhicule, reversait la quasi-totalité de son salaire de chef d’État à un programme de logement social.

Il est également devenu célèbre pour avoir fait adopter des mesures progressistes dans le petit pays d'Amérique du Sud : avortement, mariage homosexuel et légalisation du cannabis, cette dernière étant une première mondiale en 2013.

ad/lab/sf/ial/