Urgences : Olivier Véran sur le pied de guerre

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Le Ministre de la santé sillonne la France pour soutenir les services de réanimation, sur le point d’être débordés.

Soudain, les sonneries des machines auxquelles sont reliés les malades se font pressantes et stridentes. Les regards des médecins convergent vers les écrans installés sur l’îlot central, où s’affichent les données des 12 lits de réa, dont 11 Covid-19. Si le taux de CO2 monte, si l’oxygénation est insuffisante, les reins, le cœur, tous les organes peuvent dysfonctionner. Fausse alerte. Ce vendredi, dans le service de réanimation de l’hôpital de l’AP-HP Louis-Mourier de Colombes, au nord-ouest de Paris, toutes les chambres avec vue sur l’extérieur – « c’est important quand on sort du coma» – sont occupées. «Mais, pour le moment, nous ne sommes pas saturés comme lors de la première vague, explique le chef du service JeanDamien Ricard à Olivier Véran. Nous arrivons à mieux gérer; les durées de séjour semblent plus courtes.»

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Le ministre de la Santé se rend souvent dans les réas de France – à Draguignan, Antony ou Corbeil-Essonnes dernièrement – pour, dit-il, «remonter le moral des troupes et apprendre de l’expertise Covid sur le terrain, plus éclairante que bien des réunions». Ce neurologue de 40 ans a quitté les blocs du CHU de Grenoble il y a peu de temps, et ça se voit. En quelques minutes, les soignants s’adressent à lui comme à un confrère, discutent posologies et pathologies dans un langage inaccessible aux non-initiés. Ils lui dressent un profil de leurs patients Covid: de 38 à 75 ans, en majorité des hommes, souvent en surpoids, souffrant de diabète ou d’hypertension. La semaine précédente, ils se sont occupés d’une femme de 28 ans, enceinte. Au ministre, ils disent leur préoccupation pour des malades qui mettent des mois à se remettre, comme cet homme qui a promis de(...)


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