François Hollande «à l'écoute» aux urgences de Lariboisière

Figures imposées. Ses premiers vœux aux Français de président prononcés, François Hollande a filé lundi soir aux urgences de l’hôpital parisien Lariboisière. « A l’écoute », c’est le mot d’ordre de cette sortie sur le terrain un soir de réveillon. Un hommage « à ceux qui se dévouent pour le bien public ». Pendant une grosse heure, le chef de l’Etat écoute donc blessés, médecins, infirmiers, internes de l’un des plus gros services d’urgences de la capitale, où 100.000 patients passent chaque année – un toutes les trois minutes. A 21h30, les couloirs défraîchis ne sont pas encore encombrés, Hollande et sa petite délégation se faufilent entre les lits et les brancards.

A chaque étape, il s’attarde. Serre des mains et s’enquiert des parcours des uns et des autres. Adressant un message à peine subliminal à ses ministres : fini les bisbilles au sommet, on bosse au plus près des Français. « Quand on vient ici, il y a des faits, des statistiques implacables qui nous sont rappelés. Les ministres, toutes les personnes qui doivent décider doivent connaître ces réalités. Pour bien décider, il faut bien comprendre », assène le président.

Les équipes lui parlent de moyens et d’effectifs – un peu – et de sécurité – beaucoup. L’hôpital Lariboisière est proche de deux gares, qui drainent une population très défavorisée et de nombreux soignants ont déjà été blessés. « On essaie toujours de dialoguer mais ce n’est pas facile », lui confie un infirmier. « De dialoguer ? Non, pas facile et pas seulement à l’hôpital », reprend Hollande dans un sourire.

Malmené dans les sondages, le président termine l’année sur un camouflet – le retoquage de sa taxe sur les super-riches par le Conseil constitutionnel – après un début de mandat plus que compliqué sur le front économique et social et une majorité chahutante. Lui, dans ses vœux télévisés, a préféré parler de « soubresauts » et de « contretemps » que de couacs. « On ne parle pas que des problèmes internes (de la majorité) qui n’ont pas été (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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