Urgences : faut-il faire appel aux cliniques privées ?

France 2

Après s'être foulé le poignet en cours de sport, c'est dans un service d'urgences privé d'un hôpital de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) que se sont rendues Maya Mottet et sa mère. Et ce n'est pas la première fois. À 11h45 vendredi dernier, on comptait un peu moins de dix personnes dans la salle d'attente. Pourtant, cette journée représente le pic de fréquentation hebdomadaire de ces urgences. Après 45 minutes, la jeune femme est reçue par un médecin. La consultation est suivie d'une radio. Au total, le parcours aura duré un peu moins de 2 heures. Pour le Dr Nathalie Bonhomme-Comte, médecin urgentiste, qui travaille dans le public et dans le privé, ce gain de temps est avant tout lié à une organisation différente et optimisée. Pour une prise en charge aux urgences, il n'y a pas de surcoût par rapport au public. La différence de tarif se fait ensuite lors d'une éventuelle hospitalisation.

8 patients sur 10 sont redirigés vers des services d'urgences publics

En 2018, 24 000 patients ont été pris en charge dans les urgences privées de la clinique clermontoise. Le service pourrait accueillir jusqu'à 40% de patients en plus. Mais selon le directeur de l'hôpital, les patients pris en charge par les pompiers ou le Samu ne sont pas assez souvent redirigés vers son établissement. En 2016, 21,2 millions (...)

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