Les urgences d’Orléans : trois semaines de paralysie, des mois de mal-être

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"Des mois qu’on alerte", se désole le docteur Matthieu Lacroix, médecin aux urgences du centre hospitalier régional d’Orléans. Depuis trois semaines, près de 90% des infirmiers et aides-soignants de son service sont en arrêt. "Le mouvement massif de nos soignants nous a fait réaliser que ce qu’on accepte au quotidien n’est pas acceptable", explique-t-il.

Le trentenaire lance un regard impuissant aux box vides, au matériel "quasi neuf" à l’arrêt. "Du gâchis", lâche-t-il, avant de montrer encore une salle déserte : "Depuis une semaine, on ne peut même plus accueillir les urgences vitales ici, au sein même des urgences, parce qu’on n’a plus les infirmières formées qui travaillent !"

Les infirmières doivent gérer plus de 20 patients à la fois

"La règle voudrait qu’il y ait 8 à 10 patients par infirmière des urgences, mais l’activité n’a cessé d’augmenter, jusqu’à 20 à 25 patients à la fois par infirmière", explique le praticien. Le Loiret est l’un des "plus graves" déserts médicaux de France : les urgences sont un recours habituel pour des patients, souvent sans médecin traitant, alors que le personnel manque.

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"Le problème est en aval des urgences", pour le Docteur Lacroix. Plusieurs services de l’hôpital sont à la peine, 150 lits ont fermé récemment dans les étages, par manque de personnel, ce qui allonge le délai d’attente aux urgences. "Il n’y a pas si longtemps, quand quelqu’un passait plus de 24h aux urgences, tout...


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