Urgence sanitaire : le projet de loi qui divise la classe politique

La polémique enfle depuis la présentation en Conseil des ministres, lundi 21 décembre, d’un nouveau projet de loi qui permettrait d’instituer un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires. Les réactions se sont multipliées au sein de la classe politique, certains n’hésitant pas à exprimer leurs craintes quant à la mise en place d’un "passeport sanitaire" pour pouvoir se déplacer ou pratiquer certaines activités, alors que l’expression ne figure pas dans le texte. Ces critiques sont en réalité liées à une phrase qui, elle, y est inscrite : "Le Premier ministre peut subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, (…) au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin." Un projet "qui restreint nos libertés politiques" pour Alexis Corbière Il n’en fallait pas plus pour faire réagir l’opposition, notamment la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui a parlé d’une "mesure d’essence totalitaire". "Même réaction pour La France insoumise, avec le député de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, qui parle d’un projet "qui restreint nos libertés publiques". Pour eux, ce texte remet en cause la liberté de déplacement. Il se pourrait, selon eux, "que les gens soient obligés d’être vacciné pour prendre l’avion", explique la journaliste de France Télévisions, Anaïs Hanquet, sur le plateau du 8 heures.