Urbanisation et agriculture intensive augmentent le risque de pandémies

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

La pandémie de Covid-19 déclenchée par un coronavirus d’origine animale a attiré l’attention sur la menace que les maladies dites zoonotiques – ces maladies qui peuvent se transmettre entre les Hommes et les animaux – représentent pour l'humain. Elle a aussi répandu une idée selon laquelle la nature sauvage est la plus grande source de ces maladies. Mais des chercheurs du University College London (Royaume-Uni) soulignent aujourd’hui que la plus grande menace vient des zones naturelles converties en terres agricoles ou en villes.

Depuis quelques décennies en effet, forêts, prairies ou même déserts disparaissent sous la pression des activités humaines. Conséquence : de nombreuses espèces s’éteignent peu à peu. Comme les rhinocéros ou les autruches. D’autres, en revanche, prolifèrent. Et à en croire les chercheurs, ce sont malheureusement surtout des espèces susceptibles de porter des agents pathogènes qui peuvent passer des animaux aux humains.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont d’abord appliqués à déterminer quelles sont les espèces qui souffrent le plus de la progression des activités humaines. Ils se sont appuyés sur la base du projet Projecting Responses of Ecological Diversity in Changing Terrestrial Systems (Predicts). Elle contient plus de 3,2 millions d’enregistrements provenant de 666 études sur des animaux le long de gradients d’utilisation des terres à travers le monde.

Comme la chauve-souris, mise en lumière par la pandémie de Covid-19, le rat est parmi les animaux connu pour porter des agents pathogènes transmissibles aux Hommes. Et il prolifère dans les zones où les activités humaines ont fait reculer la nature sauvage. © John Sandoy, Adobe Stock
Comme la chauve-souris, mise en lumière par la pandémie de Covid-19, le rat est parmi les animaux connu pour porter des agents pathogènes transmissibles aux Hommes. Et il prolifère dans les zones où les activités humaines ont fait reculer la nature sauvage. © John Sandoy, Adobe Stock

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