Un universitaire à la poursuite de son double

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Un professeur d’université, spécialiste de l’histoire du tatouage, a été victime d’un imposteur qui s’est approprié ses travaux, sa vie et même son apparence. 

C’est une bien étrange histoire que relate le professeur d’université anglais, Matt Lodder, dans The Guardian. Spécialisé dans un domaine extrêmement pointu, cet enseignant à l’université d’Essex s’est consacré à l’histoire du tatouage. Comme il le précise, «nous ne formons qu’une petite communauté de spécialistes et nous nous connaissons tous.» C’est ainsi qu’en novembre 2017, grâce au signalement d’une consoeur, Matt Lodder, découvre sur academia.edu, un réseau social dédié aux chercheurs, l’existence d’un compte qui lui a fait froid dans le dos. La biographie qui y figure est une copie conforme de la sienne et la plupart des travaux publiés lui appartiennent. De toute évidence, il est victime d’un plagiaire.

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Mais, très vite, cette situation somme toute assez banale, devient bien plus étrange. Car, non content de s’approprier ses recherches, l’individu prétend avoir donné des conférences où Matt Lodder était en réalité l’invité. Pire encore, en poursuivant sa traque, l’universitaire finit par tomber sur la captation vidéo d’un colloque où son imposteur lit sans la moindre gène l’un de ses textes. Et là, Matt Lodder, ci-dessous sur Instagram, croit sombrer dans un cauchemar. Car son plagiaire ne s’est pas approprié que son travail : «Il était habillé comme moi, écrit l’historien du tatouage. Même ses attitudes corporelles et ses tics de langage étaient calqués sur les miens. Et puis j’ai vu ses mains : il a avait reproduit mes propres tatouages, avec les mots «know more» (savoir plus) et «artefact» écrits sur ses doigts. J’étais terrifié.»

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Puis, en(...)


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