Université : quelle est la matière la plus difficile ?

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La Frankfurter Allgemeine Zeitung s’est interrogée sur la difficulté de certaines matières pour les étudiants et a voulu savoir si les stéréotypes sur la difficulté des matières scientifiques et la relative facilité des matières littéraires se vérifiaient. Selon Sören Isleib, chercheur associé au Centre allemand de recherche sur l’enseignement supérieur et d’études scientifiques (DZHW), spécialisé dans les causes du décrochage universitaire, “le taux d’abandon des diplômes de licence est d’environ 30 % en moyenne. En droit et en médecine, les taux d’abandon sont relativement faibles, bien que ces cours soient généralement considérés comme difficiles. Cela est dû en partie au fait que le numerus clausus y est souvent très élevé, qu’un nombre relativement important d’étudiants sont issus de familles universitaires, que la profession est connue et qu’il existe de bonnes perspectives de carrière.”

Ingénierie : une forte pression

Annabelle Bruns, 24 ans, est en master d’ingénierie environnementale à l’École supérieure polytechnique de Rhénanie-Westphalie d’Aix-la-Chapelle. Après avoir terminé le lycée en 2015, elle a effectué une formation de garde forestière en Afrique du Sud, avant de rentrer faire une licence en sciences de l’environnement à Fribourg en 2016. “Le cours n’avait pas de conditions d’entrée particulièrement difficiles et, avec le recul, était moins stressant que le cours d’ingénieur à Aix-la-Chapelle, où je fais actuellement mon master”, se souvient la jeune femme. D’ailleurs, dans son cursus actuel, la pression est particulièrement forte :

“Le taux d’échec aux examens est souvent si élevé que les notes sont relevées par la suite. Même si je n’avais pas de bonnes impressions après un examen, j’ai finalement réussi avec de bonnes notes. C’est quand même affligeant.”

Pharmacie : beaucoup de stress et peu de temps libre

Rümeysa Demir, 22 ans, rêve de devenir pharmacienne depuis qu’elle est enfant. Elle est en troisième année de pharmacie à l’université Goethe de Francfort. “Les études de pharmacie sont très scolaires, et nous n’avons pratiquement pas d’options – surtout pas dans le cursus de base, c’est-à-dire durant les quatre premiers semestres avant le premier examen d’État ,” regrette l’étudiante. Elle souligne également que les stages ne laissent presque pas de temps libre et que les examens s’enchaînent.

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