Union de la gauche : le PS au bord de l'implosion, après l'accord conclu avec LFI

© PABLO PATARIN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

L'union de la gauche entre les Insoumis, le PCF, les écologistes et le PS semble en bonne voie , mais l'accord en vue des élections législatives doit encore être voté jeudi soir en conseil national du Parti socialiste, le Parlement du parti. En interne, les critiques sont vives. Bernard Cazeneuve, l'ancien Premier ministre, a d'ores et déjà annoncé rendre sa carte , Stéphane Le Foll se dit prêt à porter une campagne dissidente, tandis que l'ancien premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis appelle à refuser l'union.

>> LIRE AUSSI - Union de la gauche : «On ne peut aller dans l’ultra gauche quand le pays va à droite», estime Cambadélis

Aux désaccords de fond, s'ajoute désormais la répartition des circonscriptions qui cristallise les oppositions en interne. Dans la proposition d'accord actuelle, le Parti socialiste en obtiendrait 70. Dans certains de ses fiefs, il disparaîtrait presque totalement. À Paris, ville dirigée par Anne Hidalgo , deux circonscriptions seulement sont réservées à des candidats socialistes.

En Occitanie, région de Carole Delga, sur les 49 circonscriptions que compte cette région, le parti à la rose n'en aurait que six. Alors même qu'il s'agit de la présidente sortante socialiste la mieux réélue, bien qu'elle ait refusé l'union avec la France insoumise au second tour en 2021. La situation est explosive, le conseil national jeudi soir qui doit entériner ou non l'accord, s'annonce extrêmement tendu.

>> Retrouvez Europe Matin en replay et en ...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles