Union européenne : quelle parade pour le chantage au gaz russe ?

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L’avantage avec Viatcheslav Viktorovitch Volodine, c’est qu’il est la voix de son maître. Et lorsque ce président de la Douma déclare mercredi que le sort de la Pologne et de la Bulgarie, que Gazprom vient de cesser d’approvisionner, pourrait devenir celui « d’autres pays qui ne sont pas amicaux avec nous », il faut sans doute le prendre au sérieux. À Varsovie et Sofia, comme dans toutes les capitales de l’UE, consigne avait été donnée aux entreprises énergétiques de ne pas payer leurs factures à Gazprom en roubles, comme réclamé par le Kremlin. Car le stratagème était grossier : payer en roubles à partir de comptes russes revient à ce que la conversion en devises fortes passe par la banque centrale russe, sanctionnée par l’Union européenne.

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Autrement dit, payer en roubles revient à contourner les sanctions. Mais pour la Pologne et la Bulgarie, dépendantes respectivement à 45 % et à 77 % du gaz russe, la sanction a été immédiate, robinet coupé. Ce qui est illégal au regard du droit des contrats dont on ne peut modifier les clauses unilatéralement avant expiration. La Commission européenne a beau avoir immédiatement annoncé que la Pologne et la Bulgarie verraient leurs importations compensées par d’autres fournisseurs, la France, elle, présidente de l’UE jusqu’à la fin juin, a pris les devants. Barbara Pompili, ministre de la Transit...


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