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Unesco : "Le trafic illicite des biens culturels est un fléau mondial"

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Ce 14 novembre, l’Unesco organise, en partenariat avec l’Union européenne, une journée sur le "trafic illicite des biens culturels". Un trafic qui a atteint des proportions considérables, en particulier dans les zones touchées par des conflits armés ou des catastrophes naturelles et que la pandémie de Covid-19 n’a pas ralenti. Fléau souvent associé aux filières du crime organisé, il affecte toutes les régions du monde. En marge de cette conférence internationale, Sciences et Avenir a rencontré Lazare Eloundou-Assomo, directeur du programme Culture et situations d’urgence de l’Unesco.

Sciences et Avenir : Ce 14 novembre, l’Unesco organise une Journée internationale de Lutte contre le trafic illicite. Qu’en attendez-vous ?

Lazare Eloundou-Assomo : C’est une journée qui s’inscrit dans la volonté qu’a l’Unesco de collaborer avec ses partenaires essentiels que sont INTERPOL, l’ICOM (International Council of Museum) ou UNIDROIT (Institut international pour l'unification du droit privé) ainsi que les Etats membres, dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. Cette journée est aussi destinée à sensibiliser l’opinion publique sur les dangers que font courir ces trafics, pour les communautés et les peuples auxquels ils portent atteinte. Elle commémore également la date de la signature de la pour la lutte contre le trafic des biens culturels.

"Diligence requise"

Percevez-vous une amélioration dans la prise de conscience des divers Etats membres sur ces questions ?

La lutte contre le trafic illicite a commencé il y a maintenant cinquante ans… Et bien évidemment, il y a eu des améliorations. De nombreux pays ont ratifié la Convention de 1970 : 141 Etats membres ont signé à ce jour cet outil de coopération international. Et plus le nombre de pays signataires augmente, plus ils sont nombreux à devoir respecter leurs obligations par la mise en place de tous les moyens nécessaires pour empêcher le transfert, l’exportation et l’importation de biens culturels. Comparé au passé, c’est une très grande avancée puisque de nombreux pays ont créé des institutions dédiées. Rappelons cependant qu’Internet n’existait pas lors de la rédaction de cette convention. Depuis, de nouvelles formes de marchés illicites -qui ne passent plus par les circuits classiques- se sont mises en place, utilisant des plates-formes en ligne où ce trafic s’est intensifié, y compris pendant la pandémie de Covid-19. Il est donc devenu plus essentiel que jamais de continuer d’appliquer ce que l’on appelle "la diligence requise", c’est-à-dire la vérification de la provenance des bi[...]

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