Le réalisateur Roman Polanski accusé de viol par une Française

Le réalisateur franco-polonais Roman Polanski est accusé de viol par une Française.

Selon une information du Parisien, une Française accuse le réalisateur Roman Polanski de viol. Les faits auraient eu lieu en 1975.

Après des années de silence, Valentine Monnier a décidé de parler. Cette Française, qui a été mannequin et a joué dans quelques films, raconte dans Le Parisien, ce vendredi 8 novembre, qu’elle aurait été violée par le réalisateur Roman Polanski.

Les faits remonteraient à 1975, alors qu’elle n’était âgée que de 18 ans. Ils se seraient produits dans le chalet du cinéaste, à Gstaad, en Suisse.

Une scène violente

À l’époque, la jeune fille, désormais photographe, avait été invitée à séjourner dans le chalet du réalisateur par une amie. Les faits qu’elle décrits auraient eu lieu dès le lendemain de son arrivée.

Roman Polanski se serait jeté sur elle, aurait tenté de lui faire avaler un comprimé puis l’aurait violée. “Je pesais 50 kg, Polanski était petit, mais musclé et, à 42 ans, dans la force de l'âge : il a pris le dessus en deux minutes”, se souvient la victime présumée. Elle raconte que le réalisateur est ensuite venu lui demander pardon, en larmes. Effrayée, elle lui a promis de ne rien dire, puis a effectivement gardé le silence. Ce n’est que bien plus tard qu’elle s’est confiée à ses proches.

Après les faits, la jeune fille s’est précipitée hors du chalet. Avant de partir, elle a aperçu certains des autres occupants du logement - l’assistant et des proches du réalisateur. Valentine Monnier s’est ensuite rendue chez un ami de Roman Polanski qui vivait dans la station. Celui qu’elle a depuis nommé son “chevalier blanc” a “pris soin” d’elle.

“Je crois me souvenir qu’elle avait un bleu sur la joue”, raconte-t-il au Parisien, souhaitant garder l’anonymat. Il poursuit : “j'ai demandé à Valentine si elle voulait aller voir la police. (...) Sous le choc, elle ne savait pas quoi faire”.

Le déclic

Dans le quotidien, Valentine Monnier explique pourquoi elle a attendu si longtemps avant de parler. “Le viol est une bombe à retardement. (...) La mémoire ne s'efface pas, elle se fait fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement”, décrit-elle auprès des journalistes du Parisien qui l’ont rencontrée.

La sortie en salle, le 13 novembre prochain, du film “J’accuse”, réalisé par celui qu’elle met en cause, a convaincu la victime de dévoiler son calvaire. Les faits sont aujourd’hui prescrits et Valentine Monnier n’a jamais porté plainte.

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Déjà mis en cause dans d’autres affaires

Roman Polanski a déjà été reconnu coupable dans une affaire d’agression sexuelle sur mineure, en 1977. Alors que la justice avait, entre autres, retenu les faits de viol sur mineur, sodomie, relations sexuelles illicites et perversions à l’encontre du réalisateur franco-polonais, celui-ci a pu négocier l’abandon de toutes les charges s’il plaidait coupable pour rapports sexuels illégaux avec une mineur. Le juge en charge de l’affaire est finalement rapidement revenu sur sa décision, mais Roman Polanski avait déjà fui les États-Unis.

La France refusant de l’extrader, le dossier n’a jamais été clos outre-Atlantique, où il est toujours considéré comme fugitif.

Quatre autres femmes l’ont depuis accusé d’agression sexuelle. De son côté, le réalisateur franco-polonais “conteste fermement toute accusation de viol”, comme l’a rapporté son avocat auprès du Parisien.

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