Une famille gravement intoxiquée au monoxyde de carbone à cause d’un brasero

Une famille entière hospitalisée à cause d'une intoxication au monoxyde de carbone - Getty Images/iStockphoto (Getty Images/iStockphoto)

Dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 janvier 2023, les cinq membres d’une famille ont été intoxiqués au monoxyde de carbone à cause d’un brasero utilisé en intérieur. Deux adultes et un adolescent ont été pris en charge dans un état d’urgence absolue.

Une famille de Garges-lès-Gonesse, en région parisienne, a frôlé le drame. Dans la nuit allant du lundi 23 janvier au mardi 24 janvier 2023, deux adultes, un adolescent et deux enfants ont en effet été pris en charge par les pompiers après avoir été intoxiqués au monoxyde de carbone, rapporte le journal Le Parisien. Le gaz mortel, inodore et incolore, était dégagé par un braséro utilisé dans leur pavillon comme chauffage d’appoint.

L’alerte est donnée vers 3h30 du matin par les deux adultes de la famille, un homme de 50 ans et une femme de 40 ans, à cause des malaises qui touchent tous les occupants de leur pavillon. Une fois sur place, les pompiers comprennent immédiatement ce qu’il se passe : un appareil dégageant du monoxyde de carbone sert de chauffage à cette famille qui n’en connaît visiblement pas les dangers. Ce genre de brasero produit d’importantes quantités de ce gaz absolument indétectable mais capable de tuer un être humain adulte en moins d’une heure. Au point qu’il est même déconseillé de s’en servir sur un balcon.

Trois personnes dans un état d’urgence absolue

Sans tarder, les soldats du feu transfèrent donc les trois personnes les plus touchées, les deux adultes et un adolescent de 14 ans, vers l’’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches, dans les Hauts-de-Seine. Spécialisé dans le traitement de ce genre d’intoxications, celui-ci possède notamment un caisson hyperbare, un appareil permettant une puissante oxygénation des patients. Les deux autres enfants présents sur place, âgés de 4 et 6 ans, sont quant à eux pris en charge au centre hospitalier de Gonesse dans un état d’urgence relative.

À ce stade, l’enquête n’a pas pu démonter si ce brasero a été allumé par méconnaissance de ses effets ou parce que la famille n’avait pas le choix de se chauffer autrement. Quoi qu’il en soit, les intoxications au monoxyde de carbone ne sont pas rares. Comme le rappelle Le Parisien, les pompiers du Val-d’Oise interviennent une centaine de fois par an pour des situations identiques. Ces derniers rappellent d’ailleurs à cette occasion qu’il est essentiel de ne pas utiliser de chauffages d’appoint en continu et de faire entretenir ses systèmes de chauffage et de production d’eau chaude. C’est une question de vie ou de mort.

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