Un juge argentin inculpe l'ancienne présidente Fernandez

Un magistrat fédéral argentin a inculpé l'ancienne présidente Cristina Fernandez (photo) qu'il soupçonne d'avoir voulu étouffer la possible implication de Téhéran dans un attentat qui a visé en 1994 un bâtiment abritant des associations juives. /Photo prise le 29 novembre 2017/REUTERS/Marcos Brindicci

BUENOS AIRES (Reuters) - Un magistrat fédéral argentin a inculpé l'ancienne présidente Cristina Fernandez qu'il soupçonne d'avoir voulu étouffer la possible implication de Téhéran dans un attentat qui a visé en 1994 un bâtiment abritant des associations juives, rapporte jeudi l'agence de presse officielle Télam.

Le juge Claudio Bonadio a également réclamé la levée de l'immunité parlementaire dont dispose l'ancienne dirigeante en raison de son statut de sénatrice.

Il a en outre inculpé et ordonné la mise en résidence surveillée d'Hector Timerman, ancien ministre des Affaires étrangères de Cristina Fernandez pour son implication supposée dans la même affaire.

L'ancienne présidente a convoqué la presse au Congrès pour rejeter en bloc toutes les allégations et accuser le juge Bonadio ainsi que le président Mauricio Macri de déshonorer la justice.

"C'est une affaire inventée à partir de faits inexistants", a déclaré Cristina Fernandez, vêtue de blanc.

L'attentat de Buenos Aires a tué 85 personnes en 1994. S'il n'a jamais été revendiqué, des soupçons se portent sur l'Iran et sur son allié chiite libanais, le mouvement Hezbollah.


(Jorgge Otaola, Hernan Nessi et Caroline Stauffer, Nicolas Delame pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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