Un ingénieur de Facebook démissionne, lassé de la gestion des publications de Trump

La position de Mark Zuckerberg sur les publications de Donald Trump font actuellement des remous chez Facebook. (photo d'illustration)

FACEBOOK - Un ingénieur de Facebook a démissionné en raison de la façon dont son PDG Mark Zuckerberg gérait la “rhétorique de plus en plus dangereuse” de Donald Trump.

Timothy Aveni a annoncé sa décision sur Facebook lundi 1er juin. “Pendant des années, le président Trump a bénéficié d’une exception aux normes communautaires de Facebook; à maintes reprises, il publie des messages répugnants et ciblés qui feraient suspendre tout autre utilisateur de Facebook de la plateforme, écrit-il dans son post, qui a reçu plus de 1300 commentaires. “Il est autorisé à enfreindre les règles, car son discours politique est ‘digne d’intérêt’”.

“Mark nous a toujours dit qu’il tracerait la ligne lors d’un discours qui appelle à la violence”, a poursuivi Timothy Aveni dans cette publication relevée par Le HuffPost américain. “Il nous a montré vendredi que c’était un mensonge. Facebook continuera à déplacer le curseur chaque fois que Trump ira plus loin, trouvant excuse après excuse pour ne pas agir sur une rhétorique de plus en plus dangereuse.”

Contrairement à Twitter, Facebook a décidé de ne pas intervenir contre un message du président américain -“Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles”- au sujet des manifestations en soutien George Floyd qui ont été émaillées d’émeutes. La mort de cet Afro-américain, asphyxié par un policier blanc à Minneapolis, suscite actuellement une vague de révolte aux États-Unis.

Mark Zuckerberg, le fondateur du réseau social, a répondu aux questions de ses employés lors d’une réunion hebdomadaire en visioconférence mardi, sans changer d’avis.

“Je ne peux pas continuer à excuser le comportement de Facebook”

À titre “personnel”, le jeune milliardaire a condamné la “rhétorique clivante et incendiaire” du président dans un post sur son profil vendredi. Mais il soutient qu’il ne faut pas supprimer les messages, au nom de la liberté d’expression et de l’intérêt du public à s’informer.

“Depuis vendredi, j’ai passé beaucoup de temps à essayer de...

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