Un étudiant de la fête de Joinville éborgné lors de l'intervention policière, l'IGPN saisie

Maxime Bourdeau
·Correspondant
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Un étudiant de la fête de Joinville éborgné lors de l'intervention policière, l'IGPN saisie (photo d'illustration) (Photo: Ben185)
Un étudiant de la fête de Joinville éborgné lors de l'intervention policière, l'IGPN saisie (photo d'illustration) (Photo: Ben185)

La soirée avait réuni environ 300 personnes malgré le second confinement.

JUSTICE - Un étudiant parisien a porté plainte contre les forces de police ce mercredi 17 février après avoir perdu un oeil dans l’évacuation d’un pavillon de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) où s’était déroulée une fête clandestine le 13 novembre 2020.

La soirée, qui avait réuni environ 300 personnes malgré le second confinement, s’était terminée avec l’arrivée de policiers vers 2 heures du matin à cause du tapage engendré et d’une rixe. Ces derniers avaient alors utilisé des grenades de désencerclement.

Une “grenade arrive à mes pieds”, a expliqué le jeune homme sur France 3 avant de préciser que l’un de ses yeux était en sang après l’explosion du mécanisme. “J’ai demandé aux policiers d’appeler les pompiers, mais ils m’ont répondu de me démerder... Son collègue m’a répondu : ‘Il te reste un œil’”.

Son œil droit est condamné, il a dû être opéré pour que le second puisse être sauvé. Il a ainsi décidé de porter plainte pour violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage d’arme.

“Les policiers, eux reconnaissent l’usage de grenades de désencerclement, après avoir été pris pour cible dans le loft”, indique son avocat. Le parquet de Créteil (Val-de-Marne) a ouvert une enquête qui a été confiée à l’inspection générale de la Police nationale, selon France 3 et Libération.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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