Un avion sur dix partant de France est un jet privé, une aberration climatique

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10 fois pire pour le climats que les avions de lignes, les jets privés représentent 10% des vols partants de France et subissent moins la crise du Covid-19. Image d'illustration.  (Photo: Isa Foltin via Getty Images)
10 fois pire pour le climats que les avions de lignes, les jets privés représentent 10% des vols partants de France et subissent moins la crise du Covid-19. Image d'illustration. (Photo: Isa Foltin via Getty Images)

TRANSPORT - 10 fois plus polluants que les vols commerciaux, les jets privés représentent environ 10% des avions partant de France, estime l’ONG bruxelloise Transport & Environment, dans un rapport publié ce jeudi 27 mai agrégeant les données de trafic aérien de la plateforme EuroControl STATFOR avec des analyses sur les émissions du secteur de l’aviation civile.

Intitulée “Private jets: can the super-rich supercharge zero emission aviation”, l’analyse de l’ONG évalue à plus de 30% la hausse du CO2 émis par les jets privés de 2005 à 2019 -dernière année courante pour l’aviation avant le Covid-19- et épingle la France et le Royaume-Uni parmi les pays aux vols les plus polluants d’Europe, rejetant à eux deux 35% des émissions de ce type de transport.

Bien que ralentie par le coronavirus, cette pratique persiste en 2020. Alors que l’aviation commerciale subit sa plus grave crise, de plus en plus de grandes fortunes ont recours aux jets privés pour continuer à se déplacer sur de longues distances ou fuir des pays endeuillés par le Covid-19. Ainsi ces petits avions personnels ont retrouvé une activité en Europe semblable à la normale en août 2020, contre une reprise de seulement 30% pour le reste des lignes.

Un usage attrayant, mais aberrant pour le climat

Les usagers de jets- qui en moyenne possèdent une fortune d’1,3 milliard d’euros- utilisent ces avions pour gagner du temps et atteindre des petits aéroports, en dehors des horaires grand public. Un usage attrayant, mais aberrant d’un point de vue climatique car transportant très peu de personnes et deux fois plus souvent sur des trajets courts, peu optimisés - c’est en pleine course que l’avion consomme ...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.