Ultra-droite en France: à son procès pour un tabassage en 2015, Loïk Le Priol évoque un dérapage

En France, un procès pour juger des violences d’ultra droite s’est ouvert mercredi 1er juin à Paris. Dans cette affaire, cinq anciens membres ou sympathisants du groupe d’extrême droite, le GUD, sont accusés d’avoir passé à tabac et humilié un ancien chef de cette association en 2015. Parmi eux, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, qui sont accusés du meurtre du joueur de rugby Federico Martin Aramburu.

Comment cinq militants du GUD (Groupe union défense) en sont-ils arrivés à une nuit d’octobre 2015 à rouer de coups de poing, de pieds, à menacer d’un couteau leur ancien leader et de filmer pendant toute la scène ? Les prévenus plaident un dérapage. « On voulait juste discuter et mettre nos différents à plat, mais ça ne s’est pas passé comme prévu », explique Loïk Le Priol dans le box, rapporte Stéphane Duguet, du service France.

Le Priol, vêtu d’une veste grise, a été renvoyé de l’armée en 2017 pour acte de violence grave, il explique qu’il a été traumatisé par la guerre. L’ex-militaire d’élite avait même dû être rapatrié en France quelques mois plus tôt pour se soigner. Il parle de déni de ses souffrances et d’une plongée dans l’alcool au moment des faits.

Effet de groupe

Le parquet requiert cinq ans d’emprisonnement contre quatre prévenus. Il ne demande que quatre ans d’emprisonnement pour le dernier, atteint de traumatisme psychologique.


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