En Ukraine, Zelensky assure que l’armée à repris « 2.000 km de territoire » à la Russie.

Ce samedi 10 septembre, le président ukrainien a annoncé que ses troupes avaient repris quelque « 2.000 kilomètres de territoire » aux Russes depuis le début du mois (photo prise le 9 septembre à Kiev à l’occasion d’une allocution de Zelensky avec ses homologues letton et polonais).
Alexey Furman / Getty Images Ce samedi 10 septembre, le président ukrainien a annoncé que ses troupes avaient repris quelque « 2.000 kilomètres de territoire » aux Russes depuis le début du mois (photo prise le 9 septembre à Kiev à l’occasion d’une allocution de Zelensky avec ses homologues letton et polonais).

Alexey Furman / Getty Images

Ce samedi 10 septembre, le président ukrainien a annoncé que ses troupes avaient repris quelque « 2.000 kilomètres de territoire » aux Russes depuis le début du mois (photo prise le 9 septembre à Kiev à l’occasion d’une allocution de Zelensky avec ses homologues letton et polonais).

GUERRE EN UKRAINE - L’armée ukrainienne a repris quelque « 2 000 kilomètres de territoire » en septembre, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky ce samedi 10, assurant que l’armée russe faisait le « bon choix » en fuyant face à la contre-offensive de l’Ukraine dans le nord-est et le sud du pays.

« Pour l’instant, depuis début septembre, quelque 2 000 kilomètres de territoire ont été libérés », a dit Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée sur Telegram. Il n’a pas précisé s’il s’agissait de kilomètres carrés.

Jeudi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Valery Zaloujny, avait déjà affirmé que ses troupes avaient repris 1.000 km2 anciennement occupé de son territoire. « Ces derniers jours, l’armée russe nous montre ce qu’elle a de mieux : son dos. Après tout, c’est un bon choix pour eux que de fuir », a-t-il martelé. « Il n’y a pas de place en Ukraine pour les occupants, et il n’y en aura jamais », a-t-il ajouté.

Des conquêtes stratégiques

Début septembre, l’armée ukrainienne a d’abord annoncé une contre-offensive dans le sud, avant de réaliser cette semaine une percée surprise et éclair des lignes russes dans le nord-est, dans la région de Kharkiv.

Une trentaine de localités ont été libérées, avait déjà dit Volodymyr Zelensky vendredi, mais d’autres se sont ajoutées à la liste ce samedi, avec l’entrée de l’armée ukrainienne dans la ville de Koupiansk, une localité clé et qui était aux mains de l’armée russe depuis plusieurs mois.

Sa prise de contrôle par les forces ukrainiennes pourrait poser un sérieux problème à Moscou, la ville se trouvant sur des routes d’approvisionnement vers d’autres positions russes sur la ligne de front.

La reprise d’une autre ville stratégique, Izioum semblait-elle aussi imminente, l’armée russe ayant annoncé qu’elle en retirait ses troupes pour défendre la zone séparatiste de Donetsk. Moscou avait conquis cette ville après des semaines de combats au printemps.

Drapeau ukrainien et « repli » stratégique russe

Ce samedi, dans la région de Koupiansk, des journalistes de l’AFP ont vu des camions et des blindés russes carbonisés, dont certains encore frappés de la lettre Z, symbole de l’invasion de l’Ukraine lancée le 24 février. Des soldats ukrainiens patrouillaient même dans Balakliïa, la principale ville reconquise, où flottait le drapeau ukrainien.

Ce drapeau y a été hissé en présence du commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrski, selon une vidéo de la Défense ukrainienne diffusée sur Twitter. « Nous achevons aujourd’hui la libération de Balakliïa, la première grande ville de notre offensive, et je suis sûr que ce n’est pas la dernière. Koupiansk est devant nous, nos troupes en ont déjà pris la moitié. Et devant encore, Izioum et beaucoup d’autres », a-t-il déclaré à cette occasion.

Le chef de l’administration d’occupation russe de la région d’Izioum, Vladislav Sokolov, a de son côté reconnu que la situation y était « difficile ». « Ces deux dernières semaines, la ville est visée par des bombardements des forces ukrainiennes, notamment avec des munitions de type Himars (des lance-roquettes multiples fournis à Kiev par Washington, ndlr) ce qui provoque de graves destructions et fait beaucoup de morts et de blessés », a-t-il déclaré à l’agence de presse publique russe RIA Novosti.

Le ministère russe de la Défense a ensuite annoncé avoir « retiré » ses forces présentes « dans les régions de Balakliïa et d’Izioum », afin de « renforcer les efforts » plus au sud, autour de Donetsk, l’une des capitales des séparatistes pro russes.

Des « résultats surprenants », concède Kiev

Une région où la situation est « difficile », a commenté samedi son dirigeant séparatiste prorusse, Denis Pouchiline. À Lyman, ville qui était tombée fin mai aux mains des forces de Moscou, « la situation reste assez difficile, tout comme dans d’autres localités dans le nord de la République » populaire de Donetsk, a-t-il déclaré dans une vidéo sur Telegram.

« Les forces ukrainiennes avancent dans l’Est de l’Ukraine, libérant plus de villes et de villages. Leur courage additionné au soutien militaire occidental donne des résultats surprenants », a résumé le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Nikolenko, sur les réseaux sociaux. « Il est crucial d’envoyer des armes à l’Ukraine. Infliger une défaite à la Russie sur le champ de bataille signifie gagner la paix en Ukraine », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les Ukrainiens ont aussi affirmé progresser dans le sud du pays. « Nos soldats avancent sur les lignes de front dans le sud dans plusieurs zones allant de deux à plusieurs dizaines de kilomètres », a déclaré à des médias locaux la porte-parole du commandement militaire du sud de l’Ukraine, Natalia Goumeniouk, sans plus de détails.

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