Ukraine: la ville de Kharkiv toujours sous un feu russe constant

La Russie a revendiqué, lundi 27 mai, la prise de deux nouvelles localités dans les régions de Donetsk et de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. L'armée ukrainienne est en effet en difficulté. Volodymyr Zelensky a appelé l'Occident à contraindre la Russie à la paix « par tous les moyens ». Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, est redevenue le principal théâtre de la guerre.

Avec nos envoyés spéciaux,

Au premier abord, on n’a pas le sentiment d’être dans une ville en état de siège. D’ailleurs, elle ne l’est pas vraiment, l’objectif des Russes n’est pas de prendre Kharkiv, l’offensive meurtrière en cours dans cette région du nord-est de l'Ukraine vise officiellement à créer un « cordon de sécurité » au niveau de la frontière russe. Sur le plan stratégique, elle oblige aussi l’armée ukrainienne à étirer ses lignes de défense.

Mais à Kharkiv, les réseaux, les transports fonctionnent. Les gens continuent d’aller travailler, d'aller au restaurant. Dans les parcs de la ville, les employés municipaux continuent de tondre la pelouse, les mères promènent leurs enfants. Pourtant, régulièrement, on voit les traces des missiles et des drones qui sont tombés sur la ville, les bâtiments détruits, les vitres soufflées par les explosions remplacées par des panneaux de liège, on entend plusieurs fois par jour les sirènes qui retentissent appelant à se mettre à l’abri. Et puis, parfois, une détonation, au loin une fumée noire et un autre type de sirène.

Au loin, une sirène hurle de se mettre à l’abri. Entre deux sanglots, cette grand-mère finit par murmurer que dans son village, il n’y avait pas de sirènes. Et qu’à cause d’elles, elle n’a pas dormi de la nuit.


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