Ukraine: la vice-Première ministre ukrainienne annonce de nouvelles évacuations à Azovstal

Iryna Verechtchouk à Zaporijia, le 3 mai 2022 - BFMTV
Iryna Verechtchouk à Zaporijia, le 3 mai 2022 - BFMTV

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"Vous devez dire au monde entier ce qui se passe." Lors d'une prise de parole tenue ce mardi depuis Zaporijia, Iryna Verechtchouk, vice-première ministre ukrainienne, a fait le point sur la situation de Marioupol alors que l'armée russe, accompagnée des forces prorusses, a débuté son offensive sur l'usine Azovstal de cette ville portuaire qui paie déjà un lourd tribut humain depuis le début du conflit.

"Aujourd’hui Azovstal est en train d’être assiégée et bombardée. On veut détruire ces gens", a-t-elle dit, ajoutant que pour l'heure "150 personnes ont été évacuées" du vaste complexe industriel.

"Je pense que c’était le plan de Russes, c’était l’intention de laisser partir une partie des civils pour commencer le bombardement et l’attaque. Mais il y a encore des civils qui restent, qui sont trop malades ou affaiblis pour sortir, j’insiste sur l’importance de l’évacuation", explique-t-elle, soulignant que dès demain, "nous avons un nouveau plan pour évacuer. Les couloirs humanitaires peuvent fonctionner." 876450610001_6305551896112

"Nous ne laisserons personne qui veut être évacué sans aide"

Au fil de cette allocution, la vice-Première ministre a pris à partie les Russes, les accusant de tuer les civils.

"Ils tuent les femmes et les enfants et ne les laissent pas évacuer. Je comprends la tactique d’un point de vue militaire, mais ça ne marche pas tant que les civils restent. Il faut qu’on résolve ce problème. Encore une fois, ne pensez pas qu’il y a que le bataillon Azov qui y reste, il y a beaucoup de civils qui y restent, il faut encore un jour ou deux pour mener l’opération d’exfiltration. Nous ne laisserons personne qui veut être évacué sans aide", ajoute-t-elle.

En guise de conclusion, Iryna Verechtchouk a appelé à l'évacuation des "dizaines de milliers de personnes" qui restent bloquées à Marioupol, "des femmes, enfants, personnes âgées sans médicaments, eau, communication", et a comparé les méthodes de l'armée russe, vis-à-vis de la population civile, "à celle des nazis."

Article original publié sur BFMTV.com

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