Ukraine: la Russie renforce encore la pression sur les médias

Les autorités russes renforcent le contrôle sur les informations données par les médias touchant à ce que le Kremlin qualifie d'« opération spéciale ». Il était déjà interdit de communiquer sur le nombre de morts et de blessés autrement que via les chiffres donnés par le ministère de la Défense. Désormais, même la presse locale est rappelée à ses responsabilités.

Avec notre correspondante à Moscou, Anissa El Jabri

« Nous supprimons notre page internet dédiée aux morts en Ukraine. » Ce matin, ce message est apparu sur les sites internet de deux journaux régionaux en Russie. Les pages sur lesquelles figuraient des textes d'hommages aux enfants du pays, décrits comme engagés pour la patrie, sont des éléments qui ne doivent pas être rendus publics, avait plaidé à plusieurs reprises le procureur. C'est aussi le point de vue défendu par Roskomnadzor, le gendarme de l'internet et des télécoms russes.

Des articles qui contreviennent au Code pénal russe

Autrement dit, en tant que tels, ces articles contreviennent déjà au Code pénal russe. En mars dernier, Vladimir Poutine avait fait promulguer une nouvelle loi : la diffusion jugée « intentionnelle » de fausses informations sur l'armée peut être punie d'une peine atteignant les quinze ans de prison.

Secret d'État


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