L'Ukraine dément la "frappe de représailles" russe sur des casernes à Kramatorsk

Au moins un mort après une frappe russe à Kramatorsk, en Ukraine, le 7 juillet 2022 (ILLUSTRATION) - Miguel MEDINA / AFP
Au moins un mort après une frappe russe à Kramatorsk, en Ukraine, le 7 juillet 2022 (ILLUSTRATION) - Miguel MEDINA / AFP

L'armée russe assure ce dimanche avoir tué au moins "600 soldats ukrainiens" dans une "frappe de représailles" menée sur des casernes militaires à Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, après qu'un bombardement ukrainien sur Makiïvka avait tué au moins 89 soldats russes le 1er janvier. La date précise de la frappe russe n'a pas été indiquée par le ministère.

Une "frappe criminelle" de Kiev, selon Moscou

"En réponse à la frappe criminelle du régime de Kiev dans les premières minutes de janvier 2023 (...) les forces russes ont mené une opération de représailles", a indiqué le ministère russe de la Défense dans son rapport quotidien, indiquant avoir frappé deux casernes.

Plus de 600 militaires ukrainiens ont été tués dans cette frappe massive menée contre des bâtiments utilisés comme hébergement temporaire pour les troupes ukrainiennes, affirme le ministère de la Défense russe, selon Reuters. L'agence de presse n'a pas été en mesure dans l'immédiat de vérifier les affirmations du ministère russe de la Défense.

"Une opération de communication" dénoncée par l'Ukraine

L'Ukraine a nié toute frappe sur des casernes à Kramatorsk, affirmant que la revendication russe "ne correspond pas à la vérité".

"Les troupes russes n'ont pas la capacité de délivrer des frappes de haute précision", a indiqué au média Suspilne un porte-parole du commandement "Est" de l'armée ukrainienne, Serguiï Tcherevaty, dénonçant une "opération de communication" russe face aux succès ukrainiens.

"La base, dans une guerre, est que toute communication est d'ordre politique. On sait que la première victime de la guerre est la vérité. On est dans une bataille de communiqués", analyse pour BFMTV le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de Guerre et professeur de stratégie à Sciences Po et HEC.

Les autorités ukrainiennes locales ont pour leur part rapporté que Kramatorsk a été touchée par sept roquettes au cours de la nuit. Deux autres roquettes ont visé la ville voisine de Kostiantynivka. Samedi, des journalistes de l'AFP présents à Kramatorsk ont entendu au moins quatre explosions avant minuit.

L'armée russe a présenté cette frappe comme une vengeance pour celle menée à Makiïvka, en territoire séparatiste prorusse dans l'est de l'Ukraine, quelques minutes après le passage à la nouvelle année.

L'armée ukrainienne y avait visé un point de déploiement temporaire de soldats russes, provoquant la mort d'au moins 89 militaires, selon le bilan donné par Moscou - beaucoup plus selon des sources russes et selon Kiev.

Un cessez-le-feu de 36 heures a été décrété jeudi par Vladimir Poutine pour le vendredi 6 janvier et le samedi 7 janvier, à l'occasion du Noël orthodoxe. Des tirs ont cependant été constatés des deux côtés du front.

Article original publié sur BFMTV.com