En Ukraine, les risques liés à la centrale de Zaporijjia « augmentent chaque jour »

FILE PHOTO: A view shows the Zaporizhzhia Nuclear Power Plant in the course of Ukraine-Russia conflict outside the Russian-controlled city of Enerhodar in the Zaporizhzhia region, Ukraine August 4, 2022. REUTERS/Alexander Ermochenko
Alexander Ermochenko / REUTERS FILE PHOTO: A view shows the Zaporizhzhia Nuclear Power Plant in the course of Ukraine-Russia conflict outside the Russian-controlled city of Enerhodar in the Zaporizhzhia region, Ukraine August 4, 2022. REUTERS/Alexander Ermochenko

Alexander Ermochenko / REUTERS

La centrale nucléaire de Zaporijjia

GUERRE EN UKRAINE - L’inquiétude grandit autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine. « Les risques augmentent chaque jour », a déclaré par téléphone à l’AFP Dmytro Orlov, le maire d’Energodar, dénonçant un « terrorisme nucléaire pur et simple » de la Russie, qui « peut se terminer de façon imprévisible à n’importe quel moment », alors que Moscou et Kiev s’accusent mutuellement depuis plus d’une semaine de bombardements.

« Des tirs de mortier sur la centrale nucléaire sont effectués chaque jour et chaque nuit depuis les villages occupés », a ajouté le maire de la ville où elle est située, expliquant que « la situation est grave et le plus préoccupant est qu’il n’y a pas de processus de désescalade ».

Carte montrant la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, au 12 août 2022
SOPHIE RAMIS, VALENTIN RAKOVSKY, EMMANUELLE MICHEL / AFP Carte montrant la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, au 12 août 2022

SOPHIE RAMIS, VALENTIN RAKOVSKY, EMMANUELLE MICHEL / AFP

Carte montrant la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, au 12 août 2022

Energodar est, comme la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée depuis début mars par les troupes russes. Fidèle à Kiev, Dmytro Orlov a lui trouvé refuge à Zaporijjia, la grande ville de la région. Selon lui, la ville d’Energodar a commencé durant les dernières 24 heures à être bombardée, « ce qui n’était jamais arrivé auparavant » et a tué dimanche un civil, un homme de 45 ans.

Crainte d’une catastrophe nucléaire

Plusieurs bombardements dont les deux parties s’accusent mutuellement ont visé la centrale de Zaporijjia depuis la semaine dernière, faisant craindre une catastrophe nucléaire et provoquant jeudi une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les premières frappes, le 5 août, ont notamment touché un transformateur de ligne électrique à haute tension, entraînant l’arrêt automatique du réacteur n° 3 de la plus grande centrale nucléaire d’Europe et le démarrage de ses groupes électrogènes de secours.

Kiev accuse Moscou d’utiliser la centrale comme base d’attaque, sans que l’armée ukrainienne ne puisse riposter. Samedi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé un « chantage russe » autour du site.

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