Ukraine : le président du Sénat Gérard Larcher se rendra "prochainement" à Kiev

Le président du Sénat a donné une conférence de presse ce mardi, au côté du président de la Rada, le Parlement ukrainien, Rouslan Stefantchouk.

Le président Les Républicains (LR) du Sénat Gérard Larcher se rendra "prochainement" à Kiev, à l'invitation du président de la Rada (Parlement ukrainien) Rouslan Stefantchouk, a-t-il annoncé mardi lors d'une conférence de presse conjointe à Paris.

Gérard Larcher a précisé qu'il rendrait "naturellement" compte de cette visite au président de la République Emmanuel Macron "parce qu'il y a des moments où la France doit parler d'une voix".

Le président du Sénat a réaffirmé son soutien à l'Ukraine dans sa demande de statut de candidat à l'adhésion à l'Union européenne.

"Je le dis en mon âme et conscience et en toute responsabilité, l'Ukraine a écrit en lettres de sang plusieurs des conditions exigées pour obtenir le statut de candidat", a déclaré Gérard Larcher, affirmant que "l'Union européenne ne peut tourner le dos à l'Ukraine en lui refusant" ce statut.

De son côté le président de la Rada, en tenue kaki et s'exprimant en ukrainien, a exhorté l'Union européenne à "ouvrir la porte" à son pays. "Le chemin de l'Ukraine est uniquement en direction de l'Europe", a-t-il affirmé.

Larcher plaide pour la demande d'adhésion de l'Ukraine à l'UE

Il a souligné que si l'Ukraine souhaitait "aller vite" dans la procédure d'adhésion, elle ne demande pas de "faveurs". La demande de l'Ukraine doit être examinée lors d'un sommet européen les 23 et 24 juin.

Interrogé sur l'appel controversé d'Emmanuel Macron à "ne pas humilier la Russie", Rouslan Stefantchouk a affirmé que "les Ukrainiens ne sont pas en train d'humilier les Russes, les Ukrainiens, sur leur terre, résistent et se défendent". Pour le président de la Rada, "personne ne pourra humilier les Russes davantage que ce que fait déjà Vladimir Poutine".

À la question de savoir à quelles concessions serait prête l'Ukraine, Rouslan Stefantchouk a indiqué que son pays "ne cédera jamais" sur sa "souveraineté nationale", son "indépendance", ni son "intégrité territoriale".

"La Crimée et le Donbass sont parties intégrantes de l'Ukraine comme la Provence ou la Bourgogne font partie de la France", a-t-il ajouté.

Article original publié sur BFMTV.com

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